Affaire People and Baby : la crèche de Lyon définitivement fermée

Les résultats de l'enquête administrative lancée par la Métropole de Lyon dans l'affaire People and Baby ont été rendus publics aujourd'hui. Verdict : la crèche du 3e arrondissement, dans laquelle était accueillie une petite fille décédée des suites d'une ingestion forcée de Destop, restera fermée définitivement.

Les résultats de l'enquête administrative initiée par la Métropole de Lyon suite au décès de la petite Lisa, 11 mois, accueillie dans une crèche People and Baby de l'agglomération, viennent de tomber : la structure, qui faisait l'objet d'une fermeture administrative temporaire depuis début juillet, ne rouvrira pas ses portes. La Métropole a en effet demandé la fermeture définitive de l'établissement à la Préfecture du Rhône.

Un taux d'encadrement respecté, mais des manquements
L'enquête administrative, réalisée en parallèle des enquêtes judiciaire et de l'Igas (dont les inspecteurs étaient attendus aujourd'hui à Lyon, selon franceinfo) avait pour objectif de révéler si d'éventuels manquements dans la structure pouvaient expliquer le geste de l'employée, Myriam J., qui avait fait ingérer du Destop à l'enfant, provoquant ainsi son décès quelques heures plus tard. Les résultats de cette première enquête ? La composition de l'équipe et le taux d'encadrement tels qu'ils sont prévus par la réglementation étaient bel et bien respectés le jour du drame. Par contre, les informations relatives à l'équipe, et plus particulièrement le nom de la directrice de la structure, n'avaient pas été mises à jour depuis plus deux ans. 

Selon une source proche du dossier interrogée par France Info : « Si ces manquements n’expliquent pas le geste de l’employée, ils ne permettent pas d’instaurer un climat de confiance avec le groupe People & Baby ». La crèche du 3e arrondissement restera donc fermée.

Encore deux enquêtes en cours
Les autres enquêtes, elles, vont se poursuivre. D'un côté, l'enquête de l'Igas tentera aussi d'évaluer si People and Baby a respecté la réglementation, mais veillera également à proposer des solutions pour améliorer les conditions d'accueil et pour prévenir les maltraitances. De l'autre, la justice continuera son enquête sur Miryam J., déjà mise en examen pour homicide volontaire après ses aveux et pour l'heure placée en détention provisoire.
Article rédigé par : V.D
Publié le 21 septembre 2022
Mis à jour le 21 septembre 2022