Alimentation des enfants : le Nutri-Score trop peu utilisé selon Que Choisir

L’Union Française des Consommateurs -Que Choisir- vient de publier hier 26 novembre une nouvelle enquête qui alerte sur les valeurs nutritionnelles de l’alimentation donnée aux enfants. L’association souligne l’importance du Nutri-Score, ce système de 5 couleurs permettant de mesurer la qualité nutritionnelle des produits.

Nutri-Score, cet étiquetage nutritionnel lancé il y a 2 ans est encore trop peu présent sur les étiquettes des produits pourtant, selon Que Choisir, « si le Nutri-Score était affiché, les parents écarteraient beaucoup de ces produits ». L’UFC-Que Choisir a alors entrepris de calculer à partir des données de l’Observatoire de la Qualité des Aliments ( Oqali) le Nutri-Score d’une trentaine de boissons et aliments parmi les plus consommés par les enfants. Les résultats s’avèrent « déplorables ».
Logo Nutri-Score

Nutri-Score, un outil pourtant efficace
Très compréhensible, le Nutri-Score affiche un logo avec 5 lettres (de A à E) qui vont du vert au rouge. Malheureusement, cet étiquetage est toujours optionnel en raison de la législation européenne. Voilà pourquoi seul 5% des produits commercialisés en France l’ont sur leurs étiquettes. Et pour Que Choisir  :  « Si notre étude démontre qu’à rebours des recommandations officielles, trop d’industriels continuent à saturer leurs produits de sucres et de matières grasses, elle souligne aussi que le Nutri-Score permet de faire comprendre en un clin d’œil leur mauvaise qualité nutritionnelle ».

Petits-déjeuners et goûters au cœur du problème
Que Choisir a comparé les aliments des petits-déjeuners et goûters les plus répandus chez les enfants : Si « Pom’potes » obtient un A et correspond en valeur nutritionnelle à une véritable pomme, beaucoup de boissons sucrées utilisent des fruits sur leurs emballages alors que leur pourcentage dans le contenu est dérisoire. « S’agissant plus particulièrement « d’Oasis » et « Capri-Sun », on doit dénoncer l’instrumentalisation de l’image des fruits sur les emballages. Alors que le véritable jus d’orange est étiqueté « C », ces boissons sucrées n’incorporent que 12 % de jus d’orange ou d’agrumes et écopent du Nutri-Score « E » en raison de l’ajout de sucre. »
En majorité, les marques de petit déjeuner comme les « Prince de LU » ou les céréales « Frosties » ont le même score qu’un croissant au beurre, soit un D. Pas le pire, mais loin d’être le mieux … Mais les grands vainqueurs du plus mauvais score sont les marques « BN p’tit dej », les crêpes « Wahou » et les « Pépitos pockitos » écopent chacune d’un E ! Selon l’enquête de Que Choisir, « les Pépitos se révèlent particulièrement caloriques car le sucre et les matières grasses représentent deux tiers de leur poids ! ».
 
Le message est clair : mieux vaut proscrire au maximum les aliments ultra-transformés pour les enfants et de privilégier des petits-déjeuners et goûters sains, simples ou faits-maison et bien plus nourrissants. D’ailleurs, l’Association Que Choisir lance une pétition pour obliger les marques à mentionner le Nutri-Score sur leurs étiquettes.  
 
Article rédigé par : Nora Bussigny
Publié le 27 novembre 2019
Mis à jour le 27 novembre 2019