Annonce sur la VAE des parents : l’inquiétude de l’ANPDE

Au même titre que les autres organisations et syndicats, l’Association Nationales des Puéricultrices Diplômées et des Etudiantes (ANPDE) fait part de ses interrogations et de son inquiétude quant à l’annonce de Marlène Schiappa. Un communiqué plus circonspect qui explique tout l’enjeu de la formation pour les professionnels de la petite enfance.
L’ANPDE commence par rappeler que la venue de la Ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn aux Journées Nationales d’Etudes des Puéricultrices avait justement conforté l’idée de développer la politique de santé de l’enfant et de sa famille. En ce sens, il semble pour l’ANPDE « primordial de continuer à privilégier la formation, à l'image de la réingénierie du diplôme de puéricultrice avec l'objectif du Master. »
Retour en arrière
Elle exprime ensuite ses doutes sur ce projet de VAE sans expérience professionnelle dans le domaine de la petite enfance. « [Il] semble inadapté - voire dangereux, eu égard aux multiples particularités et compétences nécessaires à considérer pour une approche bienveillante des jeunes enfants et de leur famille - et démontre encore une fois l'ignorance exprimée à l'endroit des métiers de l'enfance et des enjeux de l'accompagnement des jeunes enfants. Cette démarche, loin d'être une « forte innovation » ressemble plus à un retour en arrière. Si l'expérience personnelle de parents est extrêmement enrichissante et sollicite de nombreuses compétences, elle est pourtant radicalement différente d'une expérience professionnelle et d'un apprentissage (...) »
Développer des modes d’accueil adaptés
Citant à plusieurs reprises le rapport Giampino, l’ANPDE souligne la nécessité d’un plus grand nombre de modes d’accueil adaptés pour répondre à la demande des familles. Ce qui passe par la mise en place d’« une évaluation qualitative et quantitative du dispositif actuel de VAE en matière de diplôme de petite enfance. Les enfants, les parents et les personnels ne doivent pas souffrir de l'inadéquation du profil de la personne en insertion avec les besoins de l'accueil du jeune enfant. (…) De plus, l'axe 4 du rapport indiquait « le constat sur le terrain d'une perte de transmission des connaissances relatives aux fondamentaux du développement du jeune enfant ».  « Une identité professionnelle à consolider ». L'orientation 2 prévoyait ainsi de « constituer une base commune pour former les professionnels de l'accueil de la petite enfance ». Bien que l'objectif annoncé par la Secrétaire d'Etat puisse paraître louable au regard de la volonté d'insertion sociale et professionnelle il semble cependant que la problématique soit considérée à l'envers. »

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Article rédigé par : A.B.B.