Assistantes maternelles : une grève historique et l'attente de nouvelles mesures

Hier, jeudi 13 janvier, les assistantes maternelles étaient dans la rue, à l’appel de 5 organisations syndicales. Pour sa part, le même jour, suite à sa requête, l’intersyndicale avait rendez-vous en visio avec le cabinet d’Adrien Taquet, des membres de la DGCS, de la DGS et des représentants des particuliers employeurs.

Grève du 13 janvier : les assistantes maternelles mobilisées
Impossible d’avoir une évaluation précise mais elles étaient bien présentes et ce dans de nombreuses villes comme l’indique Stéphane Fustec de la CGT : « Nous sommes incapables de quantifier le taux de grévistes mais elles étaient présentes dans les défilés des enseignants dans de nombreuses villes ». Et poursuit : « C’était un mouvement d’ampleur pour une profession qui n’est pas coutumière du fait. » Ce que confirme Liliane Delton de l’UNSA-proassmat : « C’est assez historique que les assistantes maternelles fassent grève. Nous avons reçu beaucoup de photos de nos adhérentes en grève que nous avons posté sur notre page Facebook ».

Réunion en visio : des réponses encore en attente
Des interrogations demeurent, mais, souligne Stéphane Fustec, « nos interlocuteurs étaient à l’écoute. Ils ont senti qu’il y avait urgence. » Plusieurs sujets ont été abordés lors de l’entretien et notamment un concernant l’indemnisation des assistantes maternelles dans le cas où un des membres de leur foyer est positif au Covid. « Un distinguo était fait par la sécurité sociale entre les assistantes maternelles vaccinées et celles non vaccinées, au profit des non vaccinées, celle-ci étant indemnisées, et pas les autres », explique Stéphane Fustec. Et continue : « La direction de la sécurité sociale nous a fait une proposition de faire faire une déclaration d’arrêt de travail par les parents employeurs, ce qui doit encore être confirmé par écrit. » L’intersyndicale a aussi demandé que le dispositif d’activité partielle pour les MAM soit réactivé, mais n’a pas reçu de réponse sur ce point. D’autres sujets ont été évoqués. D’abord celui des cas contacts. « On estimait qu’il fallait protéger les assistantes maternelles car leur lieu d’exercice est aussi leur domicile et là-dessus on a eu une réponse négative s’appuyant sur la doctrine générale actuellement en cours c’est-à-dire que les cas contacts n’empêchent pas la poursuite de l’activité », indique Stéphane Fustec. Néanmoins, elles ont obtenu que les parents présentent un justificatif de test PCR ou antigénique négatif et non plus une simple attestation sur l’honneur. Quant à la demande relative à la gratuité des autotests pour les assistantes maternelles, elle n’a pas été accordée. 

L’intersyndicale, en attente de l’écrit, a d’ores-et-déjà prévu de se réunir prochainement pour voir qu’elle suite envisager.
Article rédigé par : Caroline Feufeu
Publié le 14 janvier 2022
Mis à jour le 14 janvier 2022