Nutrition
BLÉDINA

Calcium, fer et vitamine D : les apports nécessaires aux petits

Il est très important de veiller au bon équilibre des différents apports nutritionnels dans l’alimentation des enfants qui vous sont confiés. Aujourd’hui en France, la carence la plus fréquente est la carence en fer.
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Le lait de vache, pauvre en fer
Le fer joue un rôle essentiel dans de nombreuses fonctions de l’organisme : fabrication de l’hémoglobine, de la myoglobine et d’enzymes impliquées notamment dans la synthèse de l’ADN. Il est donc très important de s’assurer que les enfants n’en manquent pas. Certains pays européens imposent une prise de sang systématique pour faire un dosage en fer afin de supplémenter les enfants carencés.
L’Agence européenne de la sécurité des aliments (EFSA), a proposé en décembre 2015, de nouvelles valeurs nutritionnelles de référence pour le fer. Ces valeurs, calculées en utilisant un coefficient de variation de 20%, sont de 11 mg/jour chez les bébés de 7 à 11 mois, puis  de 7 mg/jour chez les enfants âgés de 1 à 6 ans.  Si l’enfant est allaité, la diversification alimentaire est indispensable après 6 mois. Elle doit apporter environ 1 mg/kg/jour de fer afin de couvrir correctement les besoins. En l’absence d’allaitement maternel, le lait de vache doit être proscrit car il est pauvre en fer. Le bébé doit recevoir du lait infantile adapté à son âge : préparations pour nourrissons (lait premier âge jusqu’à 4 mois) et préparations de suite enrichies en fer (lait deuxième âge dès 4 mois), puis lait de croissance à partir d’un an.
L’ensemble des enquêtes réalisées sur l’alimentation infantile montre qu’après la diversification, les apports en fer sont inférieurs aux apports nutritionnels conseillés, notamment quand le lait de vache est intégré trop tôt à l’alimentation de l’enfant. Les gastro-pédiatres conseillent de donner du lait de croissance de 1 à 3 ans car il permet de couvrir les besoins en fer et en acides gras essentiels sans augmenter l’apport protéique. C’est pour vous, assistantes maternelles, un moyen sûr et simple d’apporter aux enfants tout ce dont ils ont besoin pour bien grandir.

Le calcium, dans les produits laitiers
Le calcium est essentiel, lui aussi, à la bonne santé de l’enfant. Il joue un rôle dans la croissance minérale osseuse, mais aussi dans la perméabilité membranaire, l’activation ou l’inhibition d’enzymes, l’action d’hormones, la coagulation sanguine ou, encore, la transmission nerveuse.
Les apports nutritionnels conseillés sont de 400 mg/jour jusqu’à 6 mois, puis de 500 mg/jour jusqu’à 3 ans. Les apports en calcium, issus principalement des produits laitiers, sont en général suffisants chez le nourrisson et le jeune enfant.

La vitamine D
La vitamine D est indispensable au maintien des réserves du taux de phosphore et de calcium dans l’organisme. Elle a également un rôle protecteur vis-à-vis de diverses pathologies : cancers, maladies infectieuses, auto-immunes et cardio-vasculaires.
Elle provient essentiellement de la photosynthèse cutanée et, à un moindre degré, de certains aliments comme les poissons gras, certaines huiles et les produits laitiers. Certains laits infantiles sont enrichis en vitamine D. Le comité de nutrition de la Société Française de Pédiatrie recommande un apport en vitamine D de 1 000 à 1 200 UI/jour chez l’enfant allaité, un complément de 600 à 800 UI/jour chez l’enfant de moins de 18 mois recevant un lait infantile enrichi en vitamine D et de 1 000 à 1 200 UI/jour chez l’enfant de moins de 18 mois recevant du lait de vache non enrichi en vitamine D.
Chez l’enfant de plus de 18 mois, il est préconisé d’administrer deux doses de charge trimestrielles de 80 000 à 100 000 UI en hiver (novembre et février). Mais bien sûr ce sont les parents, à partir de l’ordonnance de leur pédiatre, qui donnent cette supplémentation à leur bébé.
Si l’enfant présente un risque particulier (forte pigmentation cutanée, l’absence d’exposition au soleil estival, malabsorption digestive, cholestase, insuffisance rénale, syndrome néphrotique, obésité, végétalisme etc...),  il est recommandé de poursuivre la supplémentation par des doses de charge trimestrielles toute l’année entre 18 mois et 5 ans. 
Article rédigé par : Céline Gerbier
Modifié le 29 juin 2016