La diversification alimentaire

Diversification alimentaire : de 1 à 3 ans

L’enfant de 1 à 3 ans rentre dans l’univers des grands. Il partage votre table avec plaisir, son alimentation est diversifiée même s’il boit encore beaucoup de lait. La découverte des saveurs plus complexes et des morceaux est facilitée par la convivialité des repas à plusieurs (en famille au domicile de l’assistante maternelle, ou avec les autres enfants en crèche). 
enfant 18 mois mange
Toujours du lait
Le lait reste la base de l’alimentation du jeune enfant. Vous pouvez remplacer le lait deuxième âge par du lait de croissance, plus riche en fer, acides gras essentiels et vitamines, que le lait de vache.
Maintenant l’enfant dont vous avez la garde est assez grand pour varier les produits laitiers qu’il consomme. A midi, vous pouvez lui donner un yaourt, du fromage blanc, des petits suisses ou encore des petits morceaux de fromage. Pour vous donner une idée des équivalences, un yaourt correspond à 100 ml de lait et 15 g de gruyère à 125 ml de lait.

Dans son assiette au quotidien
A partir d’un an, l’assiette du jeune enfant offre une grande variété de saveurs. Si les quantités ne doivent pas être les mêmes que celles de l’assiette d’un adulte, les saveurs et aliments utilisés se ressemblent de plus en plus. Il n’est pas rare de voir les enfants de cet âge vouloir mettre les doigts dans votre assiette pour manger comme vous. Mais attention à lui offrir un repas adapté.

Les fruits, les légumes et les céréales
Vous pouvez désormais appliquer la règle du PNNS « 5 fruits et légumes par jour ». Entre ce que vous lui donnez le midi et au goûter, et ce que donnent les parents le soir et le matin, vous devriez y arriver.  
Les céréales (pain, riz, pâtes, semoule, polenta, …) et les féculents (légumes secs -lentilles, haricots blancs, pois cassés- et pommes de terre) font désormais partie de leur alimentation quotidienne, ils accompagnent très bien une purée ou des petits légumes.
Et toujours des matières grasses non cuites de préférence végétale (huile de colza, de noix, d’olive, …) mais aussi de temps en temps du beurre ou de la crème fraîche, une ou deux cuillères à café dans les légumes du midi.


Les protéines et matières grasses
Du côté des protéines, tout est permis, mais attention aux quantités. Entre 1 et 2 ans, le jeune enfant a besoin de 20g de protéines par jour, c’est à dire 4 cuillères à café. Entre 2 et 3 ans, vous pouvez lui donner jusqu’à 30g par jour, c’est-à-dire 6 cuillères à café. La viande, et surtout les abats, présentent un énorme avantage, ils apportent du fer facilement assimilable. Notez qu’un œuf pèse en moyenne 50g. Les nutritionnistes recommandent de manger du poisson deux fois par semaine en alternant poisson maigre (sole, cabillaud, merlan, etc…) et poisson gras (saumon, maquereau, sardine, etc…). Les quantités, qu’il s’agisse de viande ou de poisson, restent les mêmes. 

Les quantités : ni trop ni pas assez
S’il existe des recommandations (elles sont énoncées dans cet article, un peu plus haut), il faut aussi faire confiance à l’enfant. Contrairement aux adultes, les enfants savent manger à leur faim dès la naissance. Il est donc important de respecter l’appétit de chacun. Toutefois, si un des enfants qui vous est confié dépasse systématiquement les quantités proposées, parlez en avec ses parents et au médecin de la crèche ou de la PMI. Il faut rester vigilant afin que l’enfant ne soit jamais en surpoids.
En ce qui concerne la forme des aliments proposés, elle est à adapter en fonction de chacun. De lisse, vous l’amènerez à des légumes mixés, puis hachés et enfin en morceaux. Allez-y doucement, ne le forcez pas et ne le félicitez pas non plus, se nourrir ne doit pas être un enjeu dans la relation que vous entretenez avec l’enfant.

L’eau, la seule boisson nécessaire
L’eau est LA boisson la plus adaptée au jeune enfant, elle est servie à table et désaltère tout au long de la journée. Inutile de forcer l’enfant à boire, mais n’hésitez pas à lui laisser son petit verre à disposition. Certains enfants boivent très peu à table, et ont très soif tout au long de la journée. Pensez à mettre une étiquette et/ou un petit repère visuel pour que chaque enfant identifie bien son verre.
Renseignez-vous auprès de votre municipalité pour vous assurer de la qualité de l’eau du robinet de votre commune. Dans le doute, préférez de l’eau de source ou de l’eau minérale (faiblement minéralisée).
Vous pouvez proposer un jus de fruit naturel, sans sucre ajouté, fraichement pressé une fois par jour. Pensez à bien communiquer avec les parents de l’enfant pour vous assurer qu’ils n’en donnent pas le matin.
Les sodas et sirops sont interdits pour les enfants de moins de 3 ans.

4 repas par jour et pas de grignotage
L’enfant de 1 à 3 ans a besoin de 4 repas par jour. Deux qu’il prendra avec ses parents et deux avec vous, le déjeuner et le goûter. C’est un rythme qu’il faut vraiment respecter, l’enfant ne doit pas grignoter entre les repas, les bonnes habitudes alimentaires se prennent dès le plus jeune âge.

Les interdits alimentaires
Le sucre : ne rajoutez pas de sucre dans les yaourts, fromages blancs ou petits suisses que vous donnez à l’enfant.
Le sel : si vous donnez des petits pots, n’ajoutez jamais de sel, et lorsque vous cuisinez utilisez le sel avec parcimonie.
Les fritures ; ce sont de très mauvaises graisses.
Les sodas : beaucoup trop sucrés, ils n’apportent rien à l’enfant d’un point de vue nutritionnel.


Votre rôle dans la construction du répertoire alimentaire du jeune enfant est essentiel, alors soyez vigilante (vous pouvez télécharger la diversification alimentaire pas à pas, et la coller sur votre réfrigérateur), et n’abandonnez pas lorsque l’enfant refuse un aliment ou une texture, car c’est à partir de 2 ou 3 ans que démarre la néophobie (=le fait de refuser les aliments nouveaux).


Sources : 
www.mangerbouger.fr
www.mpedia.fr
www.inpes.sante.fr
www.lequotidiendumedecin.fr
 

Les poissons à éviter

Pour les jeunes enfants il est vivement recommandé d’éviter les poissons bio-accumulateurs de PCB (anguille, barbeau, carpe, silure, brème), et les poissons prédateurs sauvages accumulateurs de méthyl-mercure (espadon, marlin, siki, requin, lamproie).

Article rédigé par : Céline Gerbier
Modifié le 01 octobre 2017