Education bienveillante : être à l’écoute des tout-petits et de leurs émotions

Les découvertes sur le cerveau : essentielles pour mieux comprendre le jeune enfant

Les neuroscientifiques et les spécialistes nous révèlent les derniers secrets du cerveau. Ils nous enseignent que nous sommes à l’aube de la connaissance de ce formidable organe (1). En voici les principaux éclairages et enseignements. A considérer dès aujourd’hui et à suivre pas à pas en attendant avec hâte les prochains développements. Par Nathalie Casso-Vivcarini, EJE, juriste en droit social et fondatrice de « Ensemble pour l’Education ».
Ensemble pour l'éducation
cerveau
Le cerveau du jeune enfant est immature et très fragile
Avant 5 à 6 ans, l’enfant ne peut contrôler seul ses émotions, son cerveau supérieur n’est pas encore mûr et ses tempêtes émotionnelles (joie, tristesse, peur) ont toujours besoin d’être accompagnées par un adulte bienveillant, empathique, maternant, affectueux.(2)

Les 5 âges du cerveau : le plus malléable de nos organes
Centre de nos émotions, souvenirs, conscience et pensée, le cerveau se développe in utéro et reste en effervescence toute notre vie.
  1. 1er âge, le Big bang : dès le 28ème jour in utéro, l’embryon a la taille d’un grain de riz et déja ses premières cellules commencent à émerger et forment des neurones. La machine à fabriquer les neurones met le turbo et 3000 neurones se forment chaque secondes ; à 6 mois de grossesse on en compte 90 milliards ; pourtant, à la naissance, le cerveau est très immature même si les cortex visuel et auditif sont quasiment achevés. Le tout petit peut donc avoir très largement accès aux perceptions sensorielles Les premières années sont déterminantes pour le développement de son cerveau. Il relève des défis permanents: tenir sa tête, bouger les bras, le tronc, les jambes, avant d’accéder à la coordination des mouvements.
  2. Le 2nd, le temps de tous les possibles : le docteur Laurent Cohen (3) explique que tout est possible jusqu’à la puberté, le potentiel d’apprentissage est au top. Le cerveau est d’une telle plasticité et les connexions entre les neurones si flexibles que, par exemple,  l’apprentissage d’une seconde langue est simple et naturelle avant 10 ans.
  3. Le 3ème, le grand ménage : « chacun de nous nait avec un nombre de cellules bien supérieur à ce qui va être stabilisé » explique Bernard Sablonnière. De la naissance à l’âge de la marche près de 30% de nos connexions vont être éliminées pour que  seules celles ayant un lien fonctionnel soient stabilisées. A l’adolescence, on sait que les zones sous-corticales (centre des émotions et sensations) se développent en premier alors que le cortex préfrontal (cerveau dit supérieur) s’étoffe plus tard ; ce qui explique que l’ado a de grandes capacités cognitives mais montre une immaturité émotionnelle (conflits, colères, tristesse, coup de foudre, emballements, comportement excessifs).
  4. Le 4ème, en route vers la maturité : les neuroscientifiques ont découvert que le cortex préfrontal (zone dédiée aux responsabilités, planifications, définition des priorités et à la maitrise des émotions) n’arrive à maturité que vers 30 ans.
  5. Le 5ème, le cerveau à son apogée : de 25 à 65 ans environ, les connexions sont établies et fonctionnent très bien. Cerise sur le gâteau : des nouveaux neurones continuent à se former en migrant vers des zones qui en ont besoin. Bernard Sablonnière nous explique que le cerveau est comme un muscle, si on l’entraîne, on va stimuler la formation de nouvelles connexions.
Notre cerveau est une machine nourrie par le changement
Selon le neurobiologiste Pierre-marie Lledo (4), le cerveau est une fontaine de jouvence il produit des neurones jusqu’à notre dernière heure.
Il s’use si on ne s’en sert pas et si on est d’esprit curieux on fait pousser nos neurones toute notre vie. Il se nourrit de changement : déménager, pratiquer de nouvelles activités, apprendre une langue, fuir les habitudes, permet aux neurones tout justes nés, de survivre. Les nouvelles stimulations encouragent nos jeunes neurones à s’intégrer dans des circuits cérébraux et à établir des connexions.
A la crèche ou chez l’assistante maternelle, le plus grand cadeau qu’on puisse  faire aux enfants est de leur apporter les moyens de développer leur curiosité et répondre à toutes leurs questions ; la diversité des activités ne nuira jamais aux rituels essentiels liés au rythme et à la qualité de leur sommeil, alimentation et soins. L’enfant est fait pour la joie et l’émerveillement et se nourrit de toute nouvelle découverte et expérimentation.
Certaines personnes âgées faisant preuve de curiosité intellectuelle toute leur vie donnent l’impression d’être des éternels ados ; en effet, plus leur cerveau perçoit des changements, plus il se régénère !

L’« infobésité » est toxique
C’est un nouveau terme né de la profusion d’informations que nous recevons en permanence, que nous ne comprenons pas toujours et devant lesquelles nous sommes souvent passifs.
Les neuroscientifiques disent clairement que quand le cerveau est informé, il est programmé pour agir. C’est notre côté humain qui surgit ; nous ne sommes pas des plantes !
Quand un enfant ou un adulte reçoit l’information d’un attentat à la TV, sans pouvoir rechercher et comprendre les causes et agir : faire des recherches, lire un article sur le sujet, regarder un documentaire, faire un don ; l’information reçue est vécue comme une pollution sonore et visuelle ; donc anxiogène.
Il est donc important de trier l’information pour ne conserver que celle qui a du sens pour chacun de nous.

Les neurones miroirs : la grande découverte  controversée de ces dernières années
L’homme est fait pour coopérer et la dernière génération d’adultes a tout compris : la coopération, le covoiturage, la coéducation, la cohabitation, le co-working, le co-management : s’apporter les uns les autres pour démultiplier et mutualiser les moyens permet le développement du vivre ensemble en bonne intelligence. L’excellent film DEMAIN le démontre dans 5 directions : l’agriculture, l’énergie, l’économie, la démocratie et l’éducation ; ce film nous donne des ailes !
Les adultes réalisent des petits et grands progrès en s’imitant, en associant leurs ressources, ils ont ainsi des modèles pour l’enfant qui les imite grâce aux neurones miroirs, jusqu’à reproduire leur attitude ; on l’observe dans le cadre des jeux symboliques, l’enfant gronde sa poupée, la câline, la rassure, lui fait la morale !

C’est dans le cerveau que s’éveillent les sens : caresses, massages, mélodies, parfums, lumière, saveurs
L’éveil aux sens encourage l’enfant à découvrir le monde. 60 à 80% des informations sur l’univers qui entoure l’enfant vient de la vision mais le premier sens à apparaître chez le fœtus dès le 2nd mois in utéro est bien celui du toucher.
Nous sommes doués de 6 sens dont le dernier nous permet d’évaluer la position de notre corps dans l’espace. Dans le cerveau d’un jeune enfant est intégrée une topographie de l’espace puisqu’il sait déjà évaluer la couleur, la forme et le déplacement d’un objet dans l’espace. Ces perceptions s’améliorent avec l’expérience au fur et à mesure que nos sens captent de nouvelles informations.

Les émotions : c’est naturel !
Inutile de juger, « t’es un trouillard », « t’es une pleureuse », « arrête tes caprices ! », les émotions sont le signe de la vie en nous. L’enfant est ce qu’il ressent à un moment donné, son cerveau est immature et il ne peut maîtriser seul la situation qui s’impose à lui.
Les grandes émotions que sont la joie, la peur, la tristesse, la colère et le dégoût nous renseignent sur ce que vit quotidiennement l’enfant. Elles nous permettent, à nous professionnels ou parents, de mettre des mots sur l’état de l’enfant pour lui faire comprendre le lien entre son état et le mot adapté et l’encourager à l’exprimer lui-même quand il aura élargi son vocabulaire.
Chez les bébés signeurs (en référence à la langue des signes chez les bébés), le geste permet de signifier et représenter l’émotion de l’enfant avant la parole et de prévenir la frustration.
Que ce soit par un geste ou par un mot, l’essentiel c’est de faire preuve d’empathie en permettant à l’enfant de comprendre son état. Par exemple, quand un enfant tombe et pleure, lui dire que ce n’est rien et qu’il va vite sécher ses larmes c’est comme parler une langue qu’il ne comprend pas ; lui dire « As-tu eu peur ? Je vais voir ce que tu as et vais m’occuper de toi» et lui montrer toute votre affection engage l’enfant à entrer en connexion avec l’adulte, ils parlent le même langage puisque l’enfant se sent reconnu dans son émotion.
Les professionnels se sont souvent entendus dire que garder une juste distance est bénéfique pour encourager l’enfant dans son autonomie et pour se protéger ; les nouvelles découvertes en neurosciences sociales nous disent absolument le contraire : montrer son affection, câliner, embrasser un enfant, le prendre dans se bras, fait maturer son cerveau. En tant qu’éducatrice, j’ai toujours montré mon affection aux enfants et ai dans tous les cas, observé que les enfants s’apaisent bien et vite car ils se sentent compris. La psychanalyse, en complément des neurosciences, nous enseigne qu’ainsi nous ne sommes pas dans une situation de « confusion de langues » comme l’exprime  le Dr Ferenzi.
En 2013 et 2014, un chercheur japonais et une chercheuse suédoise ont démontré que les câlins et la tendresse font sécréter les molécules du bien-être et du confort et donc maturer le cortex préfrontal.(5)

Un enfant dont l’émotion est ignorée ou incomprise va développer un état de stress qui active l’amygdale cérébrale-centre de la peur- et provoquer la sécrétion de cortisol et d’adrénaline, toxiques pour la santé psychologique et motrice, nous enseigne le Dr Catherine Gueguen qui a rassemblé de très nombreuses recherches sur le sujet. L’amygdale est le centre de perception des émotions, c’est elle qui nous fait ressentir de la peur face à un individu dont le visage nous semble agressif. Elle nous avertit d’une menace et de tout événement mettant en danger notre survie. Quand le cerveau supérieur est mûr, il valide ou invalide ce message reçu par l’amygdale.
Le cerveau du jeune enfant est dominé par ses émotions qu’il reçoit de plein fouet, sans les filtres que notre cerveau adulte a su bâtir par l’expérience et la maturité ; dans le même temps, la plasticité cérébrale fait que l’enfant est une véritable éponge qui absorbe tout mot, geste, humiliation, attitude et que chaque situation vécue, si elle n’est pas bien accompagnée, va laisser des traces.

Comment générer des situations positives qui nourrissent la maturité cérébrale ? Observer chaque enfant en tenant compte du contexte et de son histoire familiale ; chacun  est unique, l’écouter avec bienveillance, ne pas se priver de sourires, câlins et gestes affectueux ; l’enfant fait ses premiers pas dans un monde qu’il découvre, autant que celui-ci soit encourageant et riche en expériences et découvertes!
Du côté des hormones que se passe-t-il ? La dopamine motive, c’est l’hormone du désir, l’ocytocine est responsable du comportement de confiance, d’empathie et de l’envie d’entrer en relation avec l’autre.
Pour résumer, accompagner les émotions et materner agit positivement sur le développement du cerveau, les facultés intellectuelles et affectives, l’apprentissage, la mémoire, la concentration ; soutient l’empathie naturelle, la coopération et permet de diminuer le stress et apaiser les émotions. A consommer sans modération…

Le sport est d’une grande efficacité pour prévenir et guérir les sauts d’humeur
Le sport et la relaxation ont un impact majeur sur la chimie du cerveau et réduisent l’anxiété, l’agressivité et la dépression grâce à l’effet de la sérotonine, la neurodrénaline et la dopamine. Et pourtant 50% des français ne font pas assez de sport. 30 mn par jour suffisent pour se sentir mieux dans son corps et dans sa tête. Marcher jusqu’au prochain arrêt de bus, gravir les escaliers, faire des mouvements de relaxation du dos et des jambes pendant la sieste des enfants à la crèche, pratiquer des exercices de gymnastique lors d’un ateliers avec les plus grands de la crèche… Est essentiel pour travailler dans le bien-être et procurer du bien-être aux enfants.

L’intestin : un « autre cerveau »
Les chercheurs ont récemment découvert que l’intestin est riche de neurones connectés entre eux et colonisés de milliards de bactéries intelligentes qui conduit notre appareil digestif à influer sur nos émotions et donc notre comportement.
Le Professeur Francisca Joly Gomez (6) rappelle que l’intestin est assez proche du cerveau d’un point de vue anatomique. Dans l’intestin, la sérotonine régule l’humeur grâce à un nerf crânien qui permet aux signaux de faire l’aller-retour entre l’intestin et le cerveau. Nous comprenons combien l’alimentation du bébé, du jeune enfant et de l’adulte influe sur notre comportement.

La solitude est un mauvais signal envoyé au cerveau
L’être humain est un être social. Le Professeur Decety, psychologue et psychiatre à l’Université de Chicago précise que toutes les interactions sociales, souvent vectrices d’émotions, qu’elles soient positives ou négatives, influent l’expression de nos gènes, notre système hormonal et les circuits neuronaux. Vivre ensemble est un  challenge intellectuel permanent qui nous amène à évaluer, traiter des messages parfois complexes mais qui stimule dans tous les cas notre activité cérébrale.

La spirale du stress
Le temps de l’enfant est un temps lent. Lui dire par exemple de se dépêcher n’a pas de sens. C’est souvent cette situation du quotidien qui va stresser un enfant et l’empêcher de bien accomplir sa tâche car il ne peut et ne sait pas faire vite ; lui demander de se dépêcher, c’est le mettre en situation d’échec. La maltraitance et l’humiliation vont également avoir pour effet d’altérer les fonctions cérébrales en fragilisant l’hippocampe, siège de la mémoire et de l’apprentissage.
Sous l’effet du stress, l’amygdale déclenche la sécrétion de cortisol et d’adrénaline qui se révèlent très toxiques quand elles sont présentes en quantité importante dans le cerveau immature du jeune enfant car il n’a pas la capacité d’évaluer la situation et de prendre du recul. Seul un adulte peut se raisonner, réévaluer une situation pour mettre en place des stratégies ; l’enfant, de son côté, peut vivre de vraies terreurs.

Jouer développe le cerveau
Dans les instants de jeu, le cerveau mâture grâce à la sécrétion d’une molécule cérébrale, la BDNF (7) qui assure la croissance, la survie et la différentiation des neurones. Lorsqu’un jeune  enfant rentre de l’école, il éprouve un besoin irrépressible de jouer ; plus il aura passé de temps assis à apprendre dans sa classe plus ce besoin se fera ressentir en rentrant à la maison ; il l’exprimera en temps passé ou en qualité.
Le jeu est vital, le nourrisson joue avec ses pieds et mains, le bébé joue en explorant son univers; l’imitation apportera d’autres perspectives de jeu, l’enfant apprend en jouant. Plus il apprend avec joie et enthousiasme plus son cerveau se développe et plus les émotions positives liées à l’apprentissage l’encouragent à explorer d’autres compétences.
Jaak Pansepp le grand spécialiste des circuits cérébraux du jeu, écrit : le jeu et le plaisir qui l’accompagne modifient l’équilibre émotionnel de l’enfant en stimulant la sécrétion d’endorphines et permet la densification des neurones.


L’empathie naturelle de l’enfant : elle s’encourage et se transmet
Le bébé est naturellement doué d’empathie (8),  il montre de la sincérité et de la sollicitude auprès d’autres enfants qui ont besoin d’aide et de soutien. Chaque jour, dans les crèches et chez les assistants maternels, nous observons une main qui caresse la tête d’un copain, un baiser sur la joue d’un autre, une tétine qu’un enfant va chercher pour un autre enfant.
Cette capacité innée qui nous permet d’identifier et de répondre aux émotions d’autrui est donc en chacun de nous à la naissance. Pour voir cette capacité perdurer, l’adulte a un très précieux rôle à jouer, à commencer par être empathique avec lui-même !
Si vous vivez en accord avec vous-même en répondant à vos besoins et que vous considérez vos  émotions comme des signaux importants de votre état, alors vous êtes prêts à éprouver de l’empathie pour les autres.
A chaque fois qu’un enfant du groupe reçoit de l’empathie, il sécrète de l’ocytocyne, l’hormone du confort et du bien-être. Reconnaître et mettre des mots sur les émotions reçues par l’enfant lui permet de se sentir reconnu dans ce qu’il vit et d’adopter un comportement positif pour son développement.
La Communication Non Violente est une approche de grande qualité qui nous permet de prévenir les comportements conflictuels par l’empathie.
Les québécois diffusent des programmes dans les crèches depuis plus de 7 ans, qui permettent aux enfants de soutenir leur empathie naturelle, de développer leurs capacités sociales et de prévenir toute forme de violence et d’agressivité ; ils seront bientôt proposés en France, dans le cadre du dispositif « Ensemble pour l’Education » qui coproduit une mini-série de 50 vidéos dédiée à la bienveillance éducative . Cette série vidéo ludique et inédite est le socle des formations qui seront prochainement proposées aux professionnels et parents. (https://lesprosdelapetiteenfance.fr/bebes-enfants/psycho-pedagogie/une-mini-serie-pour-les-parents-et-pour-les-pros)

Les écrans c’est excitant !
Points positifs : les écrans sont ludiques, permettent de diversifier les supports d’apprentissage et de partage avec les copains, si tel est le cas.
A améliorer : les images violentes peuvent fasciner l’enfant mais aussi l’angoisser, le cerveau immature ne permet pas de traiter l’information, l’enfant retient des mots violents qui ne sont pas de son âge,-Maren Strenziok- chercheur, explique que les images violentes ont un impact sur le cerveau supérieur (cortex) qui a comme rôle de réguler les émotions et prendre des décisions. Dernier point : l’usage prolongé crée un déficit d’attention chez beaucoup d’enfants.
Le saviez-vous ? L’écran préféré des enfants est la TV, car c’est celui qui permet de réunir la famille pour commenter les images et dialoguer. A retenir !

La complémentarité des ressources permet de comprendre notre monde et ses évolutions : les neurosciences sociales et cognitives, la psychologie et la psychanalyse. Il nous reste tant à découvrir sur le cerveau, plus les recherches s’activent, plus  on comprend que l’être humain est UNIQUE.


1.Hors série Paris Match La révolution du cerveau, été 2016
2. Dr Catherine Gueguen « Vivre heureux avec son enfant, un nouveau regard sur l’éducation au quotidien grâce aux neurosciences affectives » Robert Laffont, 2015.
3. Professeur de neurologie et chercheur à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris
4. Directeur de recherche à l’Institut Pasteur à l’unité de perception et mémoire, et au CNRS
5. En 2013 : Testuo Kida, en 2014 : Malin Björnsdotter
6. Gastro-entérologue à l’hôpital Beaujon à Clichy (92), enseignante à l’Université Paris VII
7. Brain-Derived Neurotrophic Factor
8.  Entre toi et moi l’empathie, un film de Valéria lumbroso www.valerialumbroso.fr
Article rédigé par : Nathalie Vicarini
Modifié le 11 octobre 2017