Coronavirus et modes d’accueil : les consignes de prévention

Alors que la liste des zones à risque infectieux augmente, que des crèches ont été contraintes de fermer leurs portes et que les Agences Régionales de  Santé (ARS) sont débordées,  que les pros se sentent démunis voire isolés, nous vous proposons un résumé détaillé des mesures de officielles à mettre en place par les professionnels de la petite enfance de l'accueil individuel ou collectif. Sachant qu'elles évoluent pratiquement tous les jours en fonction de la situation.
Coronavirus :  quelles précautions chez les assistantes maternelles ?
Les assistantes maternelles sont suivies par leurs référents en PMI (puéricultrice, assistante sociale ou EJE) qui sont régulièrement informées de l’évolution des mesures concernant le Coronavirus. Depuis janvier, les référents de PMI sont tenus d’actualiser auprès des assistantes maternelles l’évolution de la liste des zones à risques. Et les consignes sont claires : « si vous-même, ou l’un des membres de votre foyer, revient d’une zone à risques, vous ne POUVEZ pas accueillir d’enfants durant 14 jours, période de la quarantaine » selon Elisabeth Hausherr, médecin-chef du service PMI de Paris. Cependant, certaines régions comme le 33, choisissent de laisser aux professionnels de la petite enfance la possibilité d'accueillir les enfants revenant de zones à risques, tout en veillant à observer de potentiels symptômes.

La situation s’applique également aux enfants accueillis, si l’un d’entre eux revient d’une zone à risques il ne doit pas être pris en charge.

Se pose alors la question épineuse du versement du salaire, sur laquelle l’UFNAFAAM s’est penchée dans un récapitulatif complet : si les familles ne peuvent ou ne veulent pas confier leurs enfants (confinement, quarantaine ou zone à risques) à une assistante maternelle, son salaire sera malgré tout maintenu (sans les indemnités) dès lors que l’assistante maternelle reste disponible. S’il y a interdiction d’accueillir des enfants, cette mesure sera communiquée directement par l’Agence Régionale de la Santé ou par le biais de la PMI avec un document officiel attestant de la demande. Selon l’UFNAFAAM, si une assistante maternelle est concernée par une mesure d’éviction, le maintien du salaire par la Sécurité sociale se fera selon l’« application de l'article L. 16-10-1 du code de la sécurité sociale jusque 20 jours , il faut saisir l'ARS (agences régionales de santé) qui vous délivrera une fois constaté l'éviction, l'avis d'interruption de travail mentionné à l'article L. 321-2 du code de la sécurité sociale et le transmettra sans délai à l'organisme d'assurance-maladie de l'assuré et, le cas échéant, à votre employeur. A compter de la réception de l'avis susmentionné, l'employeur ou les employeurs transmettent l'attestation mentionnée à l'article R. 323-10 du même code sans délai à l'organisme d'assurance-maladie de l'assuré. »

Si le Ministère des Solidarités et de la Santé insiste sur des mesures d’hygiène à appliquer à tout un chacun, il est préférable d’appliquer un entretien strict des locaux lorsque l’on accueille des tout-petits : « Il est important de consolider nos pratiques d’hygiène pour tous : une hygiène des mains tout d’abord, désinfection des poignées de portes avec des produits détergents, le maintien fermé des poubelles et du linges sales. Pour les MAM, le gel hydroalcoolique est autorisé à l’entrée. Par ailleurs, les PMI font suivre des exemples de messages à afficher chez les assistantes maternelles visant à rappeler aux parents qu’il faut se laver régulièrement les mains » précise Elisabeth Hausherr.
Elle souligne enfin que les assistantes maternelles peuvent toujours contacter directement leurs référents en PMI pour connaître les dernières mesures ainsi que la liste des zones à risques infectieux.



Coranovirus : les crèches informées au jour le jour
Depuis fin janvier, les médecins de PMI tiennent informés les gestionnaires de crèches de l’évolution de la situation épidémique. Grâce à des messages réguliers, les crèches sont mises au courant de la modification des consignes, notamment depuis l’allongement de la liste des zones à risques, qui s’étend aujourd’hui à plusieurs villes de France.
La PMI de Paris a envoyé depuis janvier près d’une dizaine de messages de prévention à l’attention des 1000 crèches, chacun visant à actualiser les consignes face à l’évolution du virus.
« Pour la ville de Paris, nous rappelons les protocoles d’hygiène et joignons des affiches disponibles à mettre devant chaque crèche que nous mettons régulièrement à jour. Par ailleurs, nous avons mis en place depuis plusieurs semaines un dispositif d’appels centralisé pour les crèches de la ville. Depuis la semaine dernière, nous sommes maintenant 5 médecins à être joignables pour répondre à chaque question que se pose le personnel en crèche. Hier par exemple, nous avons reçu 130 appels auxquels nous avons pu fournir une réponse en direct. » explique Elisabeth Hausherr, médecin chef du service de PMI de Paris.

Elle précise également que des masques chirurgicaux ont été fournis aux crèches ainsi que quelques masques FFP2 et des lunettes de protection. Le nettoyage en crèche s’effectue comme de coutume et selon un protocole d’hygiène strict, à l’aide de bactéricide et virucide, que vous pourrez retrouver au complet dans l'encadré de l'article.

Le centre d’appels des médecins de PMI se veut très rassurant pour les professionnels, dont la plupart sont très angoissés par la situation. Les consignes sont d’ailleurs très strictes : les professionnels de crèche résidant dans l’Oise ou revenant de zones à risques ne doivent pas se présenter dans leur structure d’accueil et doivent demeurer en quarantaine. Cette éviction systématique se combine à la règle majeure répétée aux professionnels de crèche : en cas de suspicion de coronavirus, prière d’appeler en priorité le 15.

Quant aux MAM, les décisions prises restent troubles. En effet, les MAM du Haut-Rhin (où toutes les crèches et micro crèches sont pourtant fermées pour deux semaines) n'ont pas été inclues par le préfet dans le dispositif. En revanche, les MAM de l’Oise sont fermées par arrêté préfectoral.

Les consignes d’hygiène rappelées aux familles et aux professionnels de la petite enfance

  • Lavage des mains des agents et des enfants très régulièrement, avec un savon doux
  • Pour les lieux collectifs :  Présence de solution hydro alcoolique à disposition des agents et des parents (à l’entrée de la crèche et, si possible, à l’entrée des sections dans un cadre sécurisé non accessible aux enfants).
  • Instruction de ne pas se serrer la main, de ne pas s’embrasser pour se saluer
  • Affiches de communication des bons gestes d’hygiène disposées dans tous les établissements et envoyés aux AM, MAM, RAM et SAMF
  • Information quotidienne et réunion des agents pour mettre à jour les gestes barrières
  • Le port de masques reste réservé aux personnes malades et aux personnels de santé qui prennent en charge des malades. Ce sont les recommandations du Gouvernement
 
Les consignes d’ entretien des locaux et de l’environnement :
  • La désinfection pluri quotidienne  (au moins deux fois par jour) des poignées de portes
  • La vérification de la qualité du ménage réalisé par l’entreprise externalisée.
  • Le renforcement du ménage réalisé par les ATEPE, avec l’utilisation stricte des produits détergents et désinfectants.
  • Le maintien fermé de toutes les poubelles et tous contenants de linge sale.

Article rédigé par : Nora Bussigny
Publié le 03 mars 2020
Mis à jour le 15 mai 2020

5 commentaires sur cet article

Et qu'en est il des micros crèches ? Si nous sommes amenés à fermer pour cause d'épidémie pendant 15 jours ... Les familles ne paieront pas. Les professionnels seront indemnisés par la Sécurité Sociale. OK. Mais comment financer le cout de fonctionnement de la structure (loyers, charges, etc...) ? Avez vous des réponses ?
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