Confinement : son impact sur le secteur de l'emploi à domicile

L’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss) vient de publier un rapport concernant « les particuliers employeurs au deuxième trimestre 2020 ». Une période touchée par le confinement qui a notamment eu des répercussions sur la masse salariale de l’emploi à domicile. Les gardes d’enfants à domicile et les assistantes maternelles ont bien évidemment été impactées. 

Les effets du confinement sur l’emploi des gardes d’enfants à domicile et des assistantes maternelles
La crise sanitaire a considérablement touché le secteur de l’emploi à domicile, notamment au deuxième trimestre 2020, en raison du confinement. « Sur le champ de la garde d’enfant à domicile, le volume horaire déclaré s’effondre ce trimestre (- 31,3 %). Cette évolution s’explique par le net recul du nombre d’heures moyen par employeur (- 21,0 %) et par celui du nombre d’employeurs (- 13,0 %) », explique l’Acoss dans son rapport. Et par conséquent, la masse salariale chute ! Elle a ainsi baissé de 31,3 %.

Concernant les assistantes maternelles : elles ont vu leur volume horaire et leur masse salariale diminuer respectivement de 12,6% et de 13,6 %, au deuxième trimestre 2020. Quant au nombre d’employeurs d’assistantes maternelles, il a baissé de 3,4 %.

Le dispositif d’activité partielle pour les particuliers employeurs
L’Acoss précise également que « cette baisse (de la masse salariale nette versée par les particuliers employeurs) ne reflète toutefois pas celle de la rémunération des salariés des particuliers employeurs. » Ils ont en effet pu avoir recours au dispositif d’activité partielle mis en place par les pouvoirs publics, dès le 12 mars 2020. Au total, 353 millions d’euros ont été versés aux particuliers employeurs, pour les heures non effectuées au deuxième trimestre 2020. 

Pour rappel, un sondage Ipsos réalisé cet été pour la Fédération des Particuliers Employeurs de France (FEPEM) avait révélé que « 92% de particuliers employeurs avaient déclaré et payé les heures non réalisées de leur salarié : 30% en déclarant et en payant les heures comme d’habitude – et les prenant entièrement à leur charge, et 62% en ayant recours au dispositif exceptionnel d’indemnisation ». 

Voir le rapport de l'Acoss
Article rédigé par : C.F.
Publié le 23 octobre 2020
Mis à jour le 23 octobre 2020