Dépression du jeune enfant : elle peut se traiter

Aujourd’hui en France, la prévalence des troubles dépressifs chez les jeunes enfants de moins de trois ans est estimée entre 2,1 % à 3,4%. Méconnue et difficile à diagnostiquer, la dépression infantile existe bel et bien. Une étude publiée le 20 juin dernier démontre l’efficacité d’un traitement reposant sur la relation parent-enfant.
 
La dépression infantile n’est pas un état passager, elle peut devenir une maladie grave si elle n’est pas traitée. Le problème c’est qu’elle est beaucoup plus difficile à déceler chez un enfant que chez un adulte car selon l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), les symptômes « varient en fonction du stade de développement, qui modifie les capacités d’introspection et de communication ».
 
Difficile à diagnostiquer, la dépression infantile se manifeste aussi bien par des comportements de retrait ou d’absence, ou encore d’irritabilité et d’agitation. Elle peut aussi se traduire par des maux de ventre ou de tête fréquents, ainsi que des sautes d'humeur, des troubles du sommeil et alimentaires ou encore, par le refus de pratiquer des activités habituelles. Les facteurs de la maladie sont multiples.
 
Un traitement efficace
L'Institut national de la santé mentale (NIMH) acommandé une étude publiée le 20 juin dans The American Journal Psychiatry qui démontre l’efficacité de la thérapie d'interaction parent-enfant (PCIT), dans le traitement de la dépression infantile. Cette thérapie consiste à coacher les parents pour leur apprendre à interagir avec leurs enfants. Les chercheurs ont adapté le PCIT standard en y ajoutant une partie développement émotionnel (ED) pour que les parents puissent aider leurs enfants à réguler leurs émotions.
Article rédigé par : J.D.