Diplômes du travail social : la FNEJE, inquiète

Depuis deux ans, les métiers du travail social sont en chantier. En termes de contenus de métier et de formation, la réingénierie est terminée. Reste l’épineux problème de la ré-architecture c’est à dire des diplômes et notamment des niveaux de diplômes.  Et la FNEJE (Fédération Nationale des Educateurs de Jeunes Enfants) n’est pas contente car elle craint que l’été soit l’occasion pour les pouvoirs publics de faire passer en catimini des mesures qu’elle combat. Craintes qui pourraient être justifiées puisque la FNEJE comme les autres organisations  associatives des professions concernées* n’ont pas été associées aux travaux de la commission consultative du travail social (CPC) en charge du dossier. « Des réunions de travail sont prévues dans le courant du mois d’Août, des positionnements doivent être arrêtés pour la première quinzaine de septembre et depuis le début de ces travaux , les organisations associatives des professions du travail social n’ont cessé de demander à être associées à ce travail. Sans succès » déplore la FNEJE dans un communiqué. Et d’insister : « Nous sommes tenus à l’écart des discussions, alors que nous professionnels, sommes les premiers concernés par cette ré-architecture ».
La FNEJE  et les autres organisations réunies dans le collectif  Avenir Educs demandent donc que les travaux soient suspendus durant l’été pour reprendre en septembre en y associant les professionnels.
Rappelons les enjeux de cette ré-architecture. Comme le souligne Julie Marty-Pichon, co-présidente de la FNEJE, « notre diplôme, bac +3 est reconnu c comme un diplôme de niveau 3  (bac +2). Nous souhaitons qu’il puisse être connu niveau 2 ( licence). Par ailleurs  si nous sommes d’accord pour avoir des enseignements communs avec les autres métiers du travail social *, nous souhaitons garder la spécificité  «  petite enfance « de notre métier. »Spécificité dont l’importance d’ailleurs a été souligné par le rapport  de Sylvianne Giampino.
En clair, la FNEJE  refuse l’idée qu’il puisse n’y avoir qu’un seul diplôme pour ces 5 métiers  et ne souhaite pas que la proportion des enseignements et épreuves communs ne soit trop importante.


*  éducateur de jeunes enfants, éducateur spécialisé, assistant de service social, conseiller en économie sociale familiale, éducateur technique spécialisé