Etude : des troubles neurologiques et psychiatriques possibles chez les enfants positifs au COVID

Les enfants sont moins atteints par le Covid-19 que les adultes et développent rarement de formes sévères nécessitant une hospitalisation. Dans une nouvelle étude publiée par The Lancet Child and Adolescent Health des chercheurs britanniques  se sont intéressés à la prévalence des manifestations neurologiques de l'infection par le SRAS-CoV-2 chez les enfants et les adolescents entre 1 an et 17 ans, hospitalisés au cours des 9 premiers mois de la pandémie. L’étude révèle que 3,8 % d’entre eux ont présenté des complications neurologiques ou psychiatriques. Les enfants issus de minorités étaient davantage touchés (69 %).

Des manifestations neurologiques plus fréquentes chez les enfants que les adultes
L’étude a révélé que la prévalence estimée des manifestations neurologiques ou psychiatriques du au COVID-19 était quatre fois plus fréquente chez les enfants et les adolescents hospitalisés que chez les adultes hospitalisés au Royaume-Uni. Sur les 1 334 enfants hospitalisés et positifs au covid-19, 52 ont eu des complications neurologiques contre 0,9% chez les adultes. Les chercheurs ont séparé les enfants positifs au covid-19 en deux groupes. Les symptomatiques qui ont eu des manifestations cérébrales et les asymptomatiques (15% des enfants) avec des complications neurologiques. Parmi les symptômes identifiés chez les enfants symptomatiques au covid-19 il y avait des encéphalopathies, des AVC, des troubles du comportement et des hallucinations. Les enfants asymptomatiques ont souffert de convulsions, syndromes de Guillain-Barré ou psychoses. Ces différences de symptômes pouvant s’expliquer  par des mécanismes neuro-immuns variables selon les enfants, d’après les chercheurs.

Une bonne récupération
Le suivi à court terme de cette cohorte a montré que près des deux tiers (65 %) des patients avaient apparemment une bonne récupération, un tiers (33 %) avaient un certain degré d'incapacité et un seul (dans le groupe symptomatique) était  décédé d’un AVC ischémique.

Voir l'étude du Lancet

 
Article rédigé par : Isabelle Hallot
Publié le 22 juillet 2021
Mis à jour le 22 juillet 2021