Biblio enfants

Ourson le terrible

Christian Jolibois
Ourson le terrible
Le titre de cet album rapproche deux termes que leurs sens devraient éloigner. Le mot ourson évoque une peluche, un doudou rassurant, un bébé ours doux, mignon, craquant… Alors que le mot terrible évoque au contraire l’idée du danger et de la peur. Il en va de même pour le portrait du héros de cette histoire qui figure sur la couverture du livre. Sur un fond rouge vif, couleur qui symbolise souvent l’agressivité, la guerre, la violence, se détache la bouille attendrissante d’un drôle de loustic. 
Toute la journée, Ourson le terrible se fait une joie d’embêter les habitants de la forêt. Il martyrise les grenouilles, terrorise les écureuils, fait enrager les poissons et pleurer les aiglons. Lorsqu’il constate qu’on le craint, lorsqu’il voit qu’on le fuit, il se sent très important et il est content. Il prend plaisir à répéter : « Hé ! Hé ! Hé ! Je suis la terreur de ces bois ! »
La nuit, par contre, Ourson est seul et semble tout à coup bien petit sous le ciel immense et plein d’étoiles. 
Un matin, alors qu’il s’apprête à réitérer ses mauvaises blagues quotidiennes, il va faire une rencontre importante, très importante. Une rencontre qui va transformer sa vie.

Les illustrations de Marianne Barcilon sont très réussies. Ses aquarelles campent le décor forestier de cette aventure et peignent avec une grande sensibilité les expressions et attitudes du terrible, ô combien terrible ourson.

Comme à son habitude, Christian Jolibois (surtout célèbre pour être l’auteur de la série à succès « Les p’tites poules ») aborde avec beaucoup d’humour une question importante et profonde. Certains enfants préfèrent énerver leurs pairs plutôt que d’en être ignorés. Ils se font passer pour des p’tits durs et font semblant de n’avoir besoin de rien. 
De rien ? Allons donc ! Même pas d’un bisou ?

Un livre qui a toutes les qualités pour intéresser les petits et toutes les chances de devenir un classique de la littérature jeunesse.






13,20
Editeur Kaléidoscope
Illustrateur Marianne Barcilon
Article rédigé par : Nicole Amram
Modifié le 01 juin 2016