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Comptines : les incontournables des crèches

Les comptines offrent des moments privilégiés de partage et d’échange grâce auxquels s’établit le lien - par la culture - entre l’univers de la maison et celui du lieu d’accueil. Voici une sélection de « comptines incontournables des crèches » proposée par munki pour apprivoiser les chiffres, découvrir son corps, mémoriser ou rythmer les syllabes d’une langue qu’on apprend tout juste à maîtriser.
Ces supports sonores ne remplacent pas l’expérience vivante : dès que vous connaissez bien une comptine, n’hésitez pas à attraper une guitare ou tout autre instrument pour la chanter directement aux enfants.
Les comptines font partie des outils pédagogiques privilégiés des professionnels de la petite enfance.
D’abord parce que la musique capte l’attention des enfants et favorise des expériences collectives où ils se coordonnent par le rythme et par le chant.
Les comptines apaisent, facilitent la transition vers le temps calme, mais elles sont aussi la première forme des histoires qu’on raconte aux tout-petits : celle, toute simple, d’un petit escargot qui porte sa maison sur son dos ou d’une souris qui, bizarrement, est verte.
Elles permettent d’apprivoiser des sentiments, d’enrichir son vocabulaire et d’explorer les subtilités de la langue, en jouant sur ses sonorités, ses rythmes, sa dramaturgie.
Les comptines sont aussi l’expérience du jour que les tout-petits communiquent le plus facilement à leurs parents : avant de savoir raconter leur journée, ils fredonnent les airs juste appris à papa ou maman en fin de journée, sur le chemin du retour. Et comme ces œuvres culturelles traversent les âges et les générations, les parents reprennent ces chants de leur propre enfance en chœur avec leurs enfants.


« Petit escargot », de l’album 75 chansons, comptines et jeux de doigts, par Agnès Chaumié et Hélène Bohy, Enfance et musique (1987)
Album incontournable d’Enfance et musique, véritable « bible des comptines » pour les crèches, cet album propose des interprétations traditionnelles et simples, à la guitare, des comptines classiques de la petite enfance. Les voix douces et musicales d’Agnès Chaumié et Hélène Bohy sont indémodables, mais ces interprétations restent avant tout des modèles pour inspirer les professionnels afin d’interpréter leurs propres versions.
La comptine « Petit escargot » évoque la petitesse (rassurante mais aussi vécue, dans la différence avec les adultes), la référence universelle à la maison (même pour les animaux), la pluie, la joie. Des concepts simples qui parlent aux plus petits dès leur entrée dans le langage. Le rythme facilite la maîtrise la langue : « Petit es-car-got » détache les syllabes pour articuler un mot compliqué que les petits jubilent de pouvoir prononcer.
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« La famille tortue », de l’album 45 comptines et chansons des petits, Magdeleine Lerasle et le chœur des enfants, Didier Jeunesse (2013)
Didier Jeunesse rassemble dans ce bel album un catalogue complet de comptines classiques interprétées par un chœur d’enfants. « La famille tortue », ritournelle cyclique et haletante évoque la famille à travers la ronde, le cercle. Elle se prête particulièrement à chanter en chœur en s’amusant de la répétition, des accélérations et des ralentissements du rythme, comme une farandole.
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« Pirouette cacahuète », de l’album Mes comptines préférées, par Fremo, Didier Jeunesse (2015)
Les comptines de cet album de Didier Jeunesse se structurent comme de petites histoires à raconter et à écouter. C’est un petit théâtre en chanson que les enfants peuvent même animer. « Pirouette cacahuète » raconte l’histoire d’un petit bonhomme et sa drôle de maison en carton, le facteur qui dégringole, perd le bout de son nez avant qu’il ne soit rattrapé puis rafistolé. Quel spectacle dramatique pour les tout-petits !
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« 1, 2, 3 je m’en vais au bois », dans Comptines pour compter, Natalie Tual, Framix, Fremo, Didier Jeunesse (2013)
Dans ce recueil de comptines, Didier Jeunesse propose des ritournelles chantées qui familiarisent les enfants avec la numération. Car 1, 2 et 3 ne veulent rien dire tant que l’on ne compte pas des doigts, des moutons, des cheveux ou des poussins. L’énumération des choses est le premier pas. « 1, 2, 3 je m’en vais au bois » s’adresse à ceux qui ont passé cette première étape et s’aventurent un peu au-delà de dix !
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Publié le 16 mai 2019
Mis à jour le 16 mai 2019