Spécial confinement : notre sélection de courts-métrages pour les plus jeunes

Confinement oblige, à petites doses, il nous parait possible de proposer de courtes séances-cinéma aux petits (bien-sûr vous êtes à leurs côtés).  En partenariat avec Little KMBO, nous avons sélectionné 3 programmes de 5 à 6 courts-métrages, accessibles aux plus jeunes. Pas la peine de commander un DVD, il suffît de louer ou d’acheter le lien VOD  pour les visionner. Pour que chaque programme demeure une activité à visée pédagogique,  nous vous donnons pour chacun un lien vers un dossier pédagogique avec des activités et ateliers  à réaliser avec les enfants dès 2 ou 3 ans.
Nous vous faisons bénéficier pendant toute la durée du confinement d'une offre exceptionnelle : une réduction de 50% sur l'achat ou la location avec le code promo : HAPPYPARENTS.

 
Promenons-nous dans les bois avec les petits loups

Est-ce bien raisonnable d’avoir peur du loup ? Le grand méchant loup est-il vraiment si grand et si méchant ? Voilà 6 contes animés, pleins d’humour et de surprises, pour découvrir le loup sous toutes ses facettes... De quoi chasser la peur du loup ! Et tous, dans un style différent, qu’ils soient sans paroles ou avec des commentaires, proposent une qualité de graphisme et d’images assez remarquable et des scénarios bien ficelés parfaitement adaptés à un très jeune public.
• Le premier court métrage (Iwan et le loup) met un scène Iwan, un petit garçon qui doit réussir un rite initiatique : tuer son premier loup. Et le voilà parti, pas vraiment rassuré, un fusil sur l’épaule dans la forêt pour sa première chasse au loup en solo. Et devinez quoi ? Il va finir par copiner avec ce qui aurait dû être sa proie. Mais comment revenir chez lui la tête haute ? C’est là que sa complicité avec son nouvel ami va faire des merveilles. Ou comment un loup trop gentil peut finir en carpette devant une cheminée !  Drôle et bienveillant.
• Le deuxième conte (Au revoir, été) met en scène un loup très paresseux, qui dort toute la journée et qui la nuit se gave de riz au lait. Devenu maigrissime, il décide de se prendre en mains. Sans succès.  Au fil de ses rencontres, toutes ses tentatives échouent car s’il est hâbleur et sûr de lui, il est surtout très naïf et très bête. Le loup tourné en ridicule, les petits vont adorer !
• Grandméchantloup (en fait il n’est pas du tout méchant) narre, sans paroles avec des dessins absolument charmants, la rencontre d’un loup-tricoteur et d’un petit pingouin. Deux êtres si différents qui vont apprendre à se connaître, chacun voulant apprendre à l’autre ce qu’il sait faire… Mais cette histoire ne peut pas durer, un loup et un pingouin ne peuvent pas passer leur vie ensemble…
• Le quatrième petit film (Les sept chevreaux) est de facture plus classique : la maman part demande à ses petits de n’ouvrir à personne, mais évidemment le loup (méchant celui-là) guette et se dit "la belle aubaine". Après plusieurs tentatives infructueuses car les petits chevreaux sont obéissants et prudents, il finit par rentrer et avaler tout cru tous les chevreaux sauf un, le plus petit qui s’est caché dans la grande horloge. Dénouement heureux grâce à ce petit malin qui raconte tout à sa maman. Les chevreaux s’en sortent sains et saufs, et le loup le ventre rempli de pierres, tombe à l’eau emporté par son poids !
• Le cinquième court-métrage (Le secret du loup), le plus court, est une pure petite merveille. Il est parfait pour tous, de 2 à 77 ans. Que cette rencontre entre un loup dont la passion est de danser, en tutu rose, le Lac des Cygnes et un canard moqueur est jubilatoire ! On n’en dit pas plus, il faut juste regarder et se laisser porter. Éclats de rire garantis.

• Le programme se termine par Moroshka,  avec, comme dans le premier court-métrage, une histoire d’amitié improbable mais authentique entre une petite fille et un loup que les chasseurs veulent absolument tuer. Tendre et optimiste.

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La Ronde de Couleurs

6 courts-métrages qui se donnent la main pour entraîner les petits dans leur danse chatoyante. La musique et les couleurs fixent le tempo et le style de chaque film pour faire découvrir aux plus jeunes des univers bariolés et bigarrés où la diversité prend tout son sens. A partir de 3 ans.

• Le petit lynx gris est premier court-métrage. C’est sans doute l’un des plus efficaces de la programmation. En moins de 4 mn, il donne le « la » et le ton : les couleurs sont le sourire de la vie. A condition qu’on sache les partager ! Dans la cour de récréation, tous les animaux s’amusent : Raton-laveur rouge, renard roux ou gazelle brune font la ronde et mènent la danse. Tous ? En réalité, non. Le petit lynx gris aimerait bien se joindre aux jeux, mais on le laisse seul dans son coin, on l’ignore, on se moque de lui et même on le bouscule. Pour s’intégrer, après avoir pleuré, il tente de prendre la même teinte que les autres, mais pas de la meilleure façon : il vole sa couleur au renard et c’est ce dernier qui se retrouve tout gris et rejeté par la gazelle chef de bande ! Le petit lynx ne peut laisser faire pareille injustice, il sait ce que souffrir veut dire. Alors, suivant le mouvement de son cœur, il rend sa couleur au renard, quitte à risquer de nouveau l’exclusion du groupe. Mais voici que le miracle a lieu : admirant son geste, la grande majorité des témoins de la scène se rallient à lui. Penauds, les moqueurs s’éclipsent pour laisser place aux vrais amis. Ceux avec qui on peut être soi-même et se mélanger harmonieusement, qu’on soit roux, rouge, marron ou gris !
• Dans le deuxième petit film (Mailles), une femme âgée et son chat habitent un monde tout gris. Elle tricote, lui, détricote… Il réclame de l’attention, ronronne, miaule, joue avec la pelote au sol. La dame interrompt son geste mécanique pour la ramasser. Elle plonge alors son nez dedans. Soudain, des souvenirs colorés, des sensations de jeunesse enfouies, ressurgissent dans sa mémoire. Elle rêve, se rappelle un homme qu’elle a aimé, elle revit. Mais son chat s’ennuie toujours. Pourquoi ne pas gagner les genoux de sa maîtresse et s’installer sur couverture qu’elle confectionne ? Il grimpe, enfonce ses griffes dans les mailles et … dégringole en entraînant l’ouvrage. Drame ! Sa vieille amie va-t-elle se fâcher ? Elle se lève, s’approche de lui et le découvre dans un enchevêtrement de bouts de laine aux mille éclats. Son compagnon à quatre pattes lui montre la voie, lui donne envie de reprendre le fil interrompu de son existence, de retapisser son intérieur en l’habillant de couleurs. A eux deux, ils peuvent réinventer le présent et envisager l’avenir à la façon des impressionnistes.
• Comment trouver sa place dans le monde des grands lorsqu’on est une toute petite flûte ? C’est le sujet de Piccolo Saxo. Sur les conseils de son ami l’accordéon, Piccolo tente de se présenter au sein d’un orchestre d’instruments à vents. Un monde bien lisse, ou les couleurs ne débordent jamais du cadre. Hélas, ici, notre ami fait des « couacs » et ne parvient pas à s’accorder avec la flûte à bec, le hautbois, la clarinette ni le trombone. Confus, il s’en va. N’aurait-il aucun talent ? Les voyages forment la jeunesse… Il découvre un nouvel univers, celui du jazz, où les instruments se mélangent et où, même les tâches de gouache peuvent être jolies. On n’y fait pas n’importe quoi pour autant, il faut juste apprendre à trouver sa juste voie/voix. En suivant bien les conseils de l’imposante, mais bienveillante contrebasse, Piccolo ne tarde pas à retrouver confiance en lui, à se révéler à lui-même. Et c’est riche de cet enseignement qu’il pourra intégrer brillamment le groupe des instruments à vent, en y apportant sa note personnelle, ouverte sur le reste du monde.
La fille qui parlait chat : c’est à travers les yeux dorés d’un chat qu’une petite fille découvre que le monde n’est pas toujours en noir et blanc. Environnés de coupures de presse et de mauvaises nouvelles, les humains qu’elle côtoie ont fini par les intégrer et les porter sur eux. Le félin lui ouvre la porte d’un univers psychédélique où les couleurs ont pris le contrôle. On y boit (du jus de fruit seulement ?), on y danse, on y fait les fous. La fillette aimerait rapporter de ces couleurs chez elle, et même dans la rue. Les passants l’en dissuadent vite et sa mère la nettoie. Alors, elle pleure. Mais ce sont des larmes arc-en-ciel qui tombent de ses yeux… Sa maman, émue, comprend enfin. De leurs retrouvailles, la vie et la joie renaîtront en elles et autour d’elles...
La comptine du grand-père est un film extrêmement beau et fort pour aborder l’épreuve du deuil. L’un de nos coups de cœur, même si sans doute à éviter de faire visionner aux plus jeunes. Bien que… Pas de mots, juste des sons, et des images à hauteur de petite fille et de grand-père. Les cris et les tentatives de la grand-mère pour les éloigner (car elle sait son mari malade) sont vains. Leur amour est plus fort que tout. Ils parviennent toujours à se retrouver dans le lit du mourant, partager leurs émotions, se créer des souvenirs. Dans l’univers onirique où ils s’échappent, les sentiments comme les couleurs se fondent et se confondent. Lorsque son papy partira physiquement, que son matelas sera définitivement vide, la fillette - malgré sa détresse– saura dans quel refuge retrouver l’être qu’elle a tant aimé. Unis pour toujours.
• Le petit crayon rouge raconte l’histoire d’un crayon rouge qui tombe par la fenêtre de l’atelier d’artiste et se retrouve perdu au milieu du dessin auquel il contribuait jusque-là. Au cours de ses aventures rocambolesques, il découvre un monde parfois hostile mais au sein duquel on peut aussi s’entraider. En revanche, il y manque décidément quelque chose ! Et si c’était lui ? Un film léger et charmant pour constater que chaque couleur occupe une place unique dans le paysage de la vie.

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Ma petite planète verte
 


Pas besoin de grand discours pour faire comprendre l’essentiel. Cette programmation composée de 5 courts-métrages aborde les thèmes majeurs de l’écologie, tout en force et en subtilités. Tantôt muets, narrés ou dialogués, les petits films sensibilisent, chacun à leur manière, les plus jeunes à la protection des animaux, de la nature et de l’environnement. Et le message passe très bien.

• Bienvenue chez moi. Un matin, un petit inuit est très désagréablement réveillé : des gouttes tombent de son plafond… Son igloo est en train de fondre ! Or, la catastrophe ne s’arrête pas là … En mettant le nez dehors, il découvre que c’est la banquise toute entière qui disparaît. Autour de lui : glaçons flottants et désolation. Et quand il se met à pêcher, ce ne sont plus des poissons mais des tonnes de détritus qui mordent à son hameçon. Coûte que coûte, il tente de fuir ailleurs sur sa luge en emportant avec lui des planches de bois… Seront-elles son salut ? Sans doute, mais c’est surtout grâce à la solidarité des animaux qu’il aura sauvés en chemin, qu’il pourra faire face à l’avenir…
S’il vous plaît gouttelettes ! C’est l’histoire, oh combien nécessaire, d’une petite fille qui réalise l’importance de l’eau. Jusque-là, elle croyait qu’on pouvait la laisser couler du robinet autant qu’on le voulait. A elle les machines avec juste quelques vêtements à l’intérieur, les brossages de dents interminables et les longues douches à volonté ! Un jour, ou plutôt lors d’une sieste peuplée de mauvais rêves, elle comprend que c’est la météo qui fait la pluie et le beau temps et que les nuages sont les vrais maîtres du monde. Rien ne sera plus comme avant…
• Paola, poule pondeuse
C’est dans l’enfer des poules de batterie que s’invite le début de ce court- métrage. On y palpe l’horreur de leur quotidien. Heureusement, les pauvres prisonnières reçoivent encore parfois du courrier. Et une carte postale parvient justement à destination de la poule N° 3651. Il s’agit de nouvelles de sa cousine, élevée à la ferme. En découvrant leurs différences de traitements, Paola (allias N° 3651) retrouve son identité profonde et décide de passer à l’action… en se faisant porter pâle. Les humains n’y voient que du feu et l’éjectent hors de l’usine comme un vulgaire rebut. Dehors, même le renard aura pitié de son histoire et elle pourra gagner en paix la ferme de sa cousine, en compagnie de Madeleine, la vache laitière réchappée de l ‘horreur, elle aussi …
• Prends soin de la forêt Pikulli
Les humains ont non seulement envahi la forêt, mais laissé derrière eux des monceaux de de détritus. Sans vergogne. Les hôtes de ces bois sont mécontents. L’oiseau Pikulli et ses amis décident de prendre le nettoyage de leur environnement à bras le corps. Et ils font ça bien : ils maîtrisent à la perfection le tri des déchets… Tant qu’il s’agit de ceux des autres… Mais sauront- ils appliquer les mêmes règles de savoir-vivre élémentaires à leur petite communauté ?
• Le bac à sable
Et si on récréait le monde dans un bac à sable ? Attention… Ce monde ou un autre ? Ce film invite les nouvelles générations à ne pas reproduire les erreurs de leurs aînés. En inventant un univers où les humains respecteraient les besoins de chaque être cohabitant avec eux sur la même planète.

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Article rédigé par : Marie-Sophie Bazin et Catherine Lelièvre
Publié le 22 mars 2020
Mis à jour le 22 avril 2020