Micro crèches

Virginie Rivière-Federico, directrice : « La micro-crèche permet un accueil plus individualisé et qualitatif de l’enfant »

Virginie Rivière-Federico veille sur Les Minipouss’ et Les Galopins depuis deux ans. Educatrice de jeunes enfants, elle dirige avec passion ces deux micro-crèches iséroises créées par la société Les Campacrèches, soucieuse de chaque bébé dont elle est responsable. Elle nous raconte son métier et les multiples avantages des micro-crèches… en termes de relations humaines. Explications.
Virginie-Rivière-Federico-directrice-micro-creche
Les Pros de la Petite Enfance : Pourquoi êtes-vous devenue directrice de micro-crèche ?
Virginie Rivière-Federico : J’ai travaillé pendant 6 ans dans des multi-accueils de 40 à 60 berceaux. Je recherchais un environnement plus qualitatif pour ce qui concerne l’accueil des enfants, et en micro-crèche il est individualisé. Et puis je suis un peu hyperactive, j’avais également envie de travailler sur de multiples sujets. Aujourd’hui, je partage mon temps entre l’élaboration et la mise en œuvre du projet pédagogique, la qualité de l’accueil, la formation des professionnels qui sont sous ma responsabilité… Je ne m’occupe ni des finances, ni de la gestion !

Quels sont les avantages d’une telle structure pour les professionnels ?
Une micro-crèche est à taille humaine, le fonctionnement est plus familial que dans une autre structure. Cela favorise la proximité avec les parents, ils osent davantage nous poser des questions sur la pédagogie ou l’éducation. Un lien de confiance s’installe plus facilement. Et de mon côté, c’est très intéressant de diriger deux structures : je suis stimulée par la multiplicité des situations que je rencontre et je favorise le partage d’expériences entre les deux équipes.

Certaines personnes remettent en cause la qualité de l’encadrement en micro-crèche, que leur répondez-vous ?
Certaines personnes ont créé des micro-crèches sans être des professionnels de la petite enfance. Cette dérive a pu renvoyer une image négative, préjudiciable pour nous, alors que la plupart des structures, portées par des experts de l’enfance, sont de qualité. Les professionnels que je supervise sont très consciencieux et exigeants. Comme je ne suis pas présente en permanence, ils doivent être autonomes, dynamiques, très motivés ! Ils ont beaucoup de responsabilités, ils portent véritablement la structure, c’est important qu’ils soient considérés à leur juste valeur.
Article rédigé par : Nelly Moussu
Modifié le 04 août 2017