Auxiliaire parentale

Auxiliaire parentale : la garde d’enfants au domicile des parents

On l’a longtemps appelée « nounou à domicile », aujourd’hui celle qui exerce ce métier de garde d’enfants à domicile a un nom : auxiliaire parentale. Ce changement d’appellation reflète  une réalité : une tentative de professionnaliser un métier trop souvent - et à tort - confondu avec celui de baby sitter. Et considéré, à juste titre, comme sans grande perspective d'évolution.

 
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auxiliaire parentale
L’auxiliaire parentale porte bien son nom. Elle seconde les parents quand ils sont là, et les « remplace » quand ils ne sont pas là. Concrètement elle est en charge d’un ou de plusieurs enfants âgés de 3 mois à 10 ans au domicile de leurs parents, qu’ils soient présents ou absents. Elle suit l’emploi du temps de la journée de l’enfant, entre activités, repas et éventuels déplacements. Elle respecte le rythme de sa vie quotidienne et peut donc être amenée à effectuer diverses tâches : surveiller, préparer et donner les repas, faire la toilette, assurer les soins comme le change, effectuer les trajets entre les différents lieux de vie de l’enfant. Elle contribue également à son développement physique et moral, en lui proposant des activités et des jeux. Elle participe donc à son éveil et à son éducation. On peut lui demander de réaliser des tâches « ménagères » quand elles ont trait à la vie  et aus expaces de vie de l’enfant :  le ménage et le rangement sa chambre, l’entretien de son linge, la préparation de ses repas, le maintien en ordre du salon si l’enfant y joue régulièrement etc.

Les qualités pour être auxiliaire parentale
Tout comme une assistante maternelle, une auxiliaire parentale doit avoir le sens des responsabilités car elle sera seule avec un ou plusieurs enfants une bonne partie de la journée. Elle va devoir d’abord établir un lien avec l’enfant, afin qu’il se sente pleinement en confiance et en sécurité. L’auxiliaire parentale doit être rigoureuse et bien organisée notamment si elle est en charge de plusieurs enfants. Elle se doit aussi de respecter les consignes parentales sur les repas, les horaires de sieste ou de coucher, les principes éducatifs, les interdits (par rapport aux écrans par exemple), etc. C’est important qu’elle puisse nouer une vraie relation de confiance avec eux. Ce qui ne l’empêche pas, elle qui passe beaucoup de temps avec l’enfant qui lui est confié de communiquer aux parents ses observations, voire de leur donner un avis. Mais pour cela, elle doit user de diplomatie. Enfin exerçant au domicile de ses employeurs, elle a un devoir de discrétion.

Pas de formation obligatoire
A ce jour, il n’est pas obligatoire de détenir un diplôme, ou d’obtenir un agrément  pour exercer le métier d’auxiliaire parentale : une déclaration de l’employeur à l’URSSAF suffit. C’est une chance pour toutes celles (le métier est 100% féminin) qui ont quitté le système éducatif relativement jeunes ou pour des personnes étrangères dont le diplôme n’est pas reconnu en France. Néanmoins, à moyen ou long terme, c’est un frein à toute carrière professionnelle. Dès lors il est conseillé pour pouvoir évoluer de suivre une formation. Dans ce cas il sera possible à l'auxiliaire parentale soit d’augmenter son salaire mensuel (en général le SMIC pour 40 heures travaillées), soit d'occuper un emploi dans une structure d’accueil collectif soit encore de devenir assistante maternelle.

La garde partagée

Lorsque l’auxiliaire parentale s’occupe d’enfants de deux familles, il s’agit d’une garde partagée. Ce mode d’accueil tend d’ailleurs à se populariser, notamment dans les grandes villes  comme Paris où il y a peu d'assistantes maternelles et où les parents n'obtiennent pas facilement une place en crèche. Autre avantage  pour elles : un temps de garde potentiellement plus long.

Article rédigé par : Armelle Bérard-Bergery
Modifié le 13 novembre 2017
Je me suis inscrit exprès sur ce site pour pouvoir répondre à cet article clair, élégamment rédigé mais qui occulte une nouvelle réalité et en devient donc profondément mensonger et sexiste, il y a bien des hommes qui exercent le métier d'auxiliaire parentale... J'en suis l'exemple vivant. Et je connais une dizaine d'autres cas dans mon entourage professionnel... Les vieux clichés ont la vie dure... Bien cordialement.