Babily : un service dédié à l’accueil occasionnel

Babily, c’est le projet ambitieux et pragmatique de Nicolas Lorut, un jeune papa lyonnais de 35 ans. En 2018, après deux ans de réflexion, il lance Babily, une initiative destinée à faciliter l’accueil occasionnel dans les crèches. Un plus pour les parents et pour les gestionnaires.
Après avoir consacré sa carrière à des projets numériques valorisant les interactions humaines (Industrie du Jeu Vidéo Jeunesse, Club Med Europe & Afrique…), Nicolas Lorut décide, en 2016, de changer totalement d’univers professionnel et se lance dans la petite enfance. « En 2014, je découvre les crèches. Je viens tout juste de devenir père ». La chance est avec lui et il trouve facilement une place pour sa fille. À cette époque, « Babily était focalisé sur les relations entre les professionnels de crèche et les parents. Je voulais utiliser mon expérience dans le digital pour créer du partage ». Mais très vite, il se rend compte que les besoins sont ailleurs.

La Caisse d’Allocations Familiales du Rhône l’alerte sur les difficultés que rencontrent les crèches à atteindre un taux d’occupation optimal. « Au fur et à mesure, j’ai écouté des histoires de familles, rencontré des crèches, et j’ai pu constater qu’il y avait beaucoup de places qui restaient inoccupées, alors même que les parents n’en trouvaient pas ». Là, c’est le déclic ! L’accueil occasionnel va vite devenir le cœur de Babily. « Au même moment, je devais inscrire mon deuxième enfant en crèche. Faute de places, mon fils a dû fréquenter deux établissements différents ! ».
Tous ces éléments donnent envie à l'entrepreneur de développer son activité exclusivement sur l’accueil occasionnel, car les chiffres sont imparables. Après de nombreuses recherches, il se rend compte de ce que cela représente en France : 72% de taux d’occupation moyen facturé, 63% de taux réel occupé, 1,5 millions d’heures disponibles par jour. Il en est sûr, il faut mettre tout cela en avant, et vite. « L’objectif est simple : s’engager pour les 330 millions d’heures d’accueil disponibles en France chaque année, et œuvrer pour concilier l’impact social et l’équilibre économique des EAJE » explique Nicolas. 

Un outil simple et utile pour les crèches comme pour les parents
Répondre aux besoins des familles, tout en respectant les exigences des professionnels, c’est le but. Les crèches partenaires donnent leurs places disponibles à Babily, qui sur son site, les met à disposition pour les parents en recherche de places occasionnelles. Mais l’aspiration du jeune papa est de simplifier la vie des parents et des professionnels sur tous les points. Ainsi, « les crèches peuvent proposer leurs disponibilités sur n’importe quel canal. Elles nous contactent par mail, par SMS, par téléphone, ou même par WhatsApp ! Selon leur convenance. » Au siège, une équipe et un standard gèrent toutes les demandes. Parmi eux, des chargés de relations, des interlocuteurs pour les pros, pour les familles… « Babily ajoute au numérique la dimension humaine. C’est un peu comme un compagnon joignable, utile et pratique ».

Du côté des parents, ils inscrivent leur enfant dans l’une des crèches partenaires et sont prévenus dès qu’une place se libère par le canal de leur choix. S’ils ne sont pas en recherche, ils peuvent tout à fait sélectionner l’option « ne pas déranger ». « On cible les personnes qui peuvent juger l’information pertinente, on s’adapte à chaque profil », explique Nicolas Lorut. Une fois que les parents sont prévenus, ils n’ont plus qu’à réserver leur place en répondant par un simple « Oui ». Seule obligation pour réserver la place : être déjà inscrit dans la crèche en question. Les parents reçoivent la veille un rappel, tel un aide-mémoire. Mais ils ont aussi la possibilité de chercher une place directement sur Internet grâce au calendrier interactif partagé, offrant une visibilité inédite des créneaux disponibles en temps réel.

Disponible partout en France
Aujourd’hui la majorité des crèches partenaires se trouvent dans la périphérie de Lyon, où se tient le siège de Babily. Cependant, le chef d'entreprise souhaite continuer de développer son projet à travers toute la France. « Nous avons d’excellentes relations en Bretagne et en Ile-de-France». À terme, le jeune père de famille espère rendre au maximum service à toutes les crèches et que les familles soient au courant du nombre d’heures disponibles par an dans l’hexagone. Nicolas Lorut en est sûr, "on ne peut pas aller jusqu’à 100% de taux d’occupation, mais si les règles d’encadrement sont justes, vu la forte demande des français et les mutations du travail, on peut optimiser l'accueil et gagner 20 à 30 points sur la moyenne nationale."
Article rédigé par : Laura Bourven
Publié le 26 septembre 2019
Mis à jour le 30 septembre 2019