Journée nationale des schémas départementaux des services aux familles

Le Ministère des Solidarités et de la Santé organise aujourd’hui une journée nationale des schémas départementaux des Services aux Familles (SDSF). Y sont conviés tous les acteurs de l’accueil de la petite enfance, y compris ceux qui jusqu’alors n’étaient pas invités aux réunions sur le sujet, c’est-à-dire les représentants de l’accueil individuel.
Au programme de cette journée de travail, un bilan de cette démarche née en 2014 avec la présentation de l’étude qualitative réalisée dans 9 des 17 départements préfigurateurs par la Cnaf. Mais aussi des tables rondes sur les leçons à tirer de la première vague de généralisation de ces schémas territoriaux (86 ont été signés aujourd’hui) et les améliorations possibles. Car les difficultés dans leur mise en place existent et les partenariats entre les Caf et les autres acteurs du secteur (départements, communes, préfecture, MSA, communes, associations) ne sont pas toujours aisés. Si officiellement c’est le Préfet qui a l’initiative, dans les faits, ce sont souvent les Caf qui prennent le lead. Ce sera donc aussi l’occasion d’échanger sur les bonnes pratiques et de comprendre pourquoi dans certains départements ces partenariats fonctionnent alors que dans d’autres ils sont plus difficiles. Pourquoi dans de nombreux départements, les communes ne sont pas assez sollicitées et associées alors même que c’est un secteur où elles ont l’habitude de prendre leurs responsabilités. Lors des débats et des retours d’expériences, on parlera donc de gouvernance.

Modes d’accueil : ajuster l’offre à la demande
Rappelons que les schémas départementaux des services aux familles avaient lors de leur instauration trois objectifs principaux : développer une offre territoriale diversifiée et mieux structurée, améliorer la visibilité de la politique de soutien à la parentalité et l’accès des parents à l’information, et renforcer l’articulation entre les dispositifs de soutien à la parentalité et les autres structures publiques fréquentées par les parents.
En ce qui concerne les modes d’accueil, l’idée principale était de rationaliser l’offre et la demande afin de permettre que des lieux d’accueil se créent là où il y en a réellement besoin. Mais, et c’est probablement l’un des soucis principaux à corriger, ni le recours aux assistantes maternelles, ni les micro-crèches-Paje ne sont jusqu’à présent pris en compte pour établir diagnostic et prévision. Ce qui brouille les cartes et ne permet pas d’établir une réelle et juste complémentarité entre les différents modes d’accueil et ce qui nuit à un réel ajustement de l’offre à la demande en termes de création places d’accueil.

Un appui pour la prochaine COG
Une telle journée sera donc l’occasion de faire le point et les enseignements qui en seront tirés serviront lors des discussions de la prochaine COG entre la Cnaf et l’Etat. Les Schémas départementaux des services aux familles en seront un élément clef. Car selon les mots de Daniel Lenoir, l’actuel directeur de la Cnaf pour quelques jours encore : « Tout le monde joue le jeu. Et pour la prochaine COG, ils (ndlr : les SDSF) constitueront un point d’appui considérable. » Et de préciser sa pensée : « si ces schémas départementaux constituent la cartographie dynamique des besoins des territoires pour la petite enfance, leur synthèse permet de construire une politique nationale ».
Article rédigé par : C.L.