La FNEJE pas convaincue par les explications de Marlène Schiappa

La Secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes est intervenue hier sur Europe 1 pour revenir sur son annonce  qui  jeudi soir avait ecoué les professionnels de la petite enfance. Elle a démenti avoir proposé de distribuer des CAP petite enfance à toutes les mères et affirmé vouloir mettre en place un dispositif accompagnant les parents non diplômés vers une formation professionnalisante. Ces propos n’ont pas convaincu la FNEJE qui s'adresse une nouvelle fois à Marlène Schiappa. La FNEJE  signale qu'une pétition en ligne contre ce projet a déjà recueilli 10 000 signatures et conclut sa lettre par une demande de rendez-vous. Voici des extraits de sa mise au point.
« La VAE est en effet un dispositif qui existe déjà mais qui se fonde sur un principe : l’expérience professionnelle ou bénévole dans un secteur dédié. (…) D’autre part, ce diplôme est obtenu le plus souvent par la voie de la formation initiale soit : un baccalauréat, un concours d’entrée à l’école en travail social, 3 années d’étude alternant pratique (stages) et théorie, une soutenance de mémoire professionnel. La VAE, et ce quel que soit le diplôme de la petite enfance, ce sont des écrits à fournir, difficiles, cela demande un investissement personnel et une remise en question de son vécu professionnel. Pour ce qui concerne toujours le DEEJE, il faut avoir son baccalauréat pour prétendre à ce diplôme. Comment des jeunes sortis du système scolaire trop tôt pourront tout simplement avoir les moyens de fournir ce travail ? De plus, la VAE n’oblige pas de passer par un parcours de formation et de connaissances. (…)
Emmi PIKLER, pédiatre hongroise et qui fait référence pour les professionnel(le)s de la petite enfance disait la chose suivante : “une mère soigne son enfant parce qu’elle l’aime, une professionnelle aime un enfant parce qu’elle le soigne ». (…)
Vous dites avoir discuté avec les populations qui sont dans ces situations là mais vous ne souhaitez pas discuter avec les professionnel(le)s dont c’est le métier ? (…)
Nous avons l’habitude de travailler avec les différents ministères qui nous concernent, nous pouvons apporter une expertise de terrain, nous connaissons les enjeux de l’accueil de qualité des jeunes enfants et de leurs familles.
Madame la Secrétaire d’Etat, nous souhaitons vivement vous rencontrer et vous exposer tout cela.
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