La Rentrée de la Petite Enfance : Jean-Christophe Combe annonce une concertation sur le service public de la petite enfance

Ce matin, lors de La Rentrée de la Petite Enfance organisée par le site Les Pros de la Petite Enfance au ministère des Solidarités et de la Santé, Jean-Christophe Combe a prononcé un discours dans lequel il annonce notamment une grande concertation sur le « service universel d’accueil du jeune enfant ».

Service universel d’accueil du jeune enfant : une concertation cet automne
Pendant la campagne électorale, Emmanuel Macron avait promis la création d’un service public de la petite enfance. Une promesse d’ailleurs reprise par Elisabeth Borne dans sa déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale. Ce service public fait donc incontestablement partie des priorités « petite enfance » du quinquennat. Un « chantier » d’envergure qui nécessitera d’entendre toutes les voix. Aussi, « nous organiserons durant l’automne une grande concertation sur le service universel d’accueil du jeune enfant, auprès de toutes les personnes concernées, au-delà des conseils consultatifs compétents », vient d’annoncer Jean-Christophe Combe. Les parents y seront associés « dans le cadre d’une grande enquête publique sur leurs attentes à l’égard du futur service universel d’accueil du jeune enfant, portée par le Conseil National de la Refondation dans le cadre de son chantier « Plein emploi » ». Prendront également part à cette concertation, « les professionnels qui feront vivre ce service public nouveau, au travers du comité de filière Petite Enfance » et aussi « les représentants des collectivités locales, à commencer par les communes. » Lesquelles se verront peut-être confier la compétence de l’accueil du jeune enfant, qui pour l’heure n’est que facultative.

Pénurie de professionnels : envoi d’un courrier au ministre de l’Education nationale et à la Présidente des Régions de France
Le ministre Jean-Christophe Combe a également abordé dans son discours la pénurie de professionnels et l’attractivité des métiers. « Le défi le plus urgent », selon lui. Il a remercié la Cnaf pour l’étude qu’elle a produite à la demande du comité de filière Petite Enfance et qui a permis de faire une cartographie précise des besoins. Il a expliqué : « C’était un préalable indispensable pour engager un dialogue informé et responsable avec les autorités compétentes pour l’ouverture de places de formation initiale. » Et a précisé : « Sur la base de ses résultats, j’enverrai aujourd’hui un courrier invitant officiellement mon collègue ministre de l’Education Pap Ndiaye et la présidente de Régions de France Carole Delga à travailler avec moi pour en tirer toutes les conséquences. »

Revalorisations salariales, CMG : confirmation des annonces faites lors la plénière de rentrée du comité de filière Petite Enfance
Concernant les revalorisations des salaires, il a rappelé : « Le Gouvernement a pris ses responsabilités en confirmant son intention d’accompagner financièrement les revalorisations qui pourront être négociées par les partenaires sociaux concernés. J’ai confiance que les partenaires sociaux sauront prendre les leurs en négociant et en concluant les accords indispensables à homogénéiser vers le haut les conditions de travail et de rémunération dans le secteur ». Il a aussi assuré que la réforme du « CMG pour tous » était bien inscrite au PLFSS 2023 et l’instauration d’un CMG 6-12 ans pour les familles monoparentales.

L’arrêté du 29 juillet ne sera pas abrogé
Certaines dispositions de l’arrêté du 29 juillet 2022 avaient entraîné, cet été et à la rentrée, une vague de contestations. Il s’agit pour rappel de la possibilité d’embaucher des personnes non diplômées dans les EAJE. Interrogé sur une éventuelle abrogation de ces dispositions, le ministre a affirmé qu’il n’était pas question de revenir sur ces dispositions. « Cet arrêté sécurise aussi une dérogation au principe de l’embauche de professionnels qualifiés, dérogation qui existe depuis plus de vingt ans, en y posant des verrous et conditions supplémentaires à celui, qui est maintenu, de l’accord du service de PMI », a-t-il expliqué. 

La fermeture de places d’accueil envisageable
Enfin, à la question « A propos de la qualité d’accueil et de la sécurité des enfants : si nécessaire iriez-vous jusqu’à à la fermeture de places ? », Jean-Christophe Combe a affirmé que la sécurité des enfants et la qualité d’accueil primaient sur tout. En ce sens, la fermeture de places est envisageable.
Article rédigé par : CF
Publié le 26 septembre 2022
Mis à jour le 11 octobre 2022