A l’approche des fêtes, attention à l’ingestion de piles boutons !

La Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) rappelle le danger que représentent les piles boutons si elles sont avalées par des enfants.

Piles boutons : des risques d’étouffement chez l’enfant
Les piles boutons, petites piles brillantes plates et rondes, servent à faire fonctionner les télécommandes d’appareils audio, de portails. On en trouve dans les montres, les prothèses auditives, les clés de voiture, les toupies, les cartes musicales, les thermomètres… et dans certains jouets électroniques. Les enfants de 2/3 ans adorent toucher et porter à la bouche ces objets. Ils peuvent aussi tomber sur une pile emballée ou en attente de recyclage. La petite taille d’une pile fait qu’elle peut facilement être gobée et pénétrer dans les voies respiratoires de l’enfant. L’étude Pilboutox® réalisée par les centres antipoison entre 2016 et 2018 a révélé que 74% des ingestions de piles boutons concernaient des enfants de moins de 6 ans.

Des perforations possibles au contact des muqueuses 
La pile bouton peut aussi rester bloquée dans l’œsophage ou l’estomac du petit enfant. Or, au contact de ces muqueuses, les piles peuvent provoquer une brûlure chimique, une lésion voire dans les cas les plus graves une hémorragie. Certains signes (toux, douleur, difficultés de déglutition, vomissements, difficultés à respirer…) peuvent alerter les adultes mais parfois les symptômes n’apparaissent que plus tard. Dans le doute, il faut appeler un Centre antipoison ou le 15 et conduire l’enfant dans le service d’urgence indiqué. En 2018, la DGCCRF révélait que plus de 1200 consultations aux urgences étaient liées à l’ingestion d’une pile bouton ! 

Les emballages des piles boutons bientôt renforcés
Pour toutes ces raisons, la DGCCRF a enquêté sur les emballages de piles boutons et contrôlé les compartiments à piles boutons des jouets électriques. Elle a relevé des irrégularités concernant la solidité des emballages de piles ou l’absence d’avertissement ou de rédaction en langue française sur ces emballages. Pour renforcer la sécurité des enfants, dès avril 2021, les emballages devront être plus costauds et des avertissements et pictogrammes ajoutés. En outre, il y aura des tests supplémentaires pour s’assurer que les enfants ne peuvent pas ouvrir ces compartiments. Sur les 82 jouets électriques contrôlés en 2019, 9 ont été déclarés dangereux du fait de l’accessibilité des piles boutons. 

Les recommandations de la DGCCRF
Pour éviter tout risque d’accident, la DGCCRF rappelle les précautions à prendre. Il convient tout d’abord de ne pas laisser les piles boutons à la portée des enfants, de même que les appareils dont le compartiment à piles n’est pas sécurisé. Elle invite aussi à privilégier les achats d’appareils et de jouets dont le compartiment à piles est sécurisé, "par exemple, présence d’une vis ou nécessité d’accomplir deux manœuvres indépendantes pour l’ouvrir." 

Une bonne idée de fabricant
La marque de piles Duracell a appliqué un goût amer à l’arrière de ses piles boutons pour prévenir leur ingestion par des jeunes enfants. Ses piles bouton sont aussi dans un emballage inviolable et la borne négative de ces piles est protégée par un autocollant. Cela évite la création d’un court-circuit et d’une éventuelle lésion au contact de la salive.

Voir le communiqué de presse de la DGCCRF sur les piles boutons
Article rédigé par : Isabelle Hallot
Publié le 23 novembre 2020
Mis à jour le 30 novembre 2020