Le Collectif Pas de bébés à la consigne réagit au départ de l’ANPDE

Sa réaction se faisait attendre, mais finalement Pas de bébés à la consigne a choisi de réagir ce week-end au récent départ de l’ANPDE du Collectif. Dans un communiqué à l’attention du président et des adhérents de l’Association Nationale des Puéricultrices Diplômées et des Étudiantes (ANDPE), le Collectif fait part de son étonnement quant à ce choix que rien ne laissait présager.
 
Une décision surprenante
 
Pas de bébés à la Consigne ne s’attendait pas à cette décision de l’ANPDE. D’ailleurs il ne s’en cache pas et précisent dès les premières lignes de son communiqué avoir accueilli ce départ « non sans une certaine surprise tant sur la forme que sur le fond ».
 
En effet, le Collectif rappelle que l’ANPDE faisait partie des membres actifs de Pas de bébés à la Consigne « participant régulièrement aux réunions mensuelles du collectif » et que l’association n’aurait « jamais évoqué » son intention de le quitter.
 
Par ailleurs, Pas de bébés à la consigne souligne que l’ANPDE n’aurait « jamais fait part d’éventuelles divergences quant aux orientations ou aux modalités d’action adoptées collectivement », renforçant donc leur perplexité quant à ce départ inopiné.
 
Comme un arrière-goût amer pour Pas de bébés à la consigne
 
Quant au fond, dans la seconde partie de son communiqué, le Collectif tient à rappeler plusieurs faits qui mettent en exergue un aspect assez contradictoire dans la décision de l’ANPDE : « Sur le fond nous constatons que vous avez co-rédigé et présenté avec la FNEJE et le SNMPMI, membres comme vous du collectif, des dizaines d'amendements conjoints au texte de réforme des modes d'accueil proposé par la DGCS en février 2019. Vous avez également contribué à l'ensemble des orientations définies en commun au sein du collectif depuis un an concernant la réforme en cours des modes d'accueil : les vingt propositions adressées à Madame Dubos en mars 2019, la pétition diffusée en avril 2019, la réponse du collectif en juillet 2019 à la nouvelle consultation lancée en mai 2019 par la DGCS, et tout récemment la lettre ouverte au premier ministre en janvier 2020. A aucune de ces occasions vous n'avez manifesté au sein du collectif de divergence notable sur ces initiatives dont la logique générale n'a pas varié, considérant que les propositions du ministère comportaient le risque d'une dégradation de la qualité des modes d'accueil et y opposant des propositions concrètes et constructives pour préserver et améliorer cette qualité. Enfin vous avez participé à certaines des rencontres du collectif avec les pouvoirs publics en assumant ces orientations partagées avec l'ensemble des organismes membres du collectif. »
 
Difficile donc de comprendre ces dissonances entre les actions de l’ANPDE et son choix de quitter Pas de bébés à la Consigne dont elle comptait parmi les membres fondateurs.
 
Pas de bébés à la consigne laisse entendre que l’ANPDE aurait « changé de posture », considérant désormais que « la réforme des modes d’accueil proposée par le gouvernement irait globalement dans le bon sens ». Un avis que ne partage évidemment pas le Collectif qui en profite pour rappeler une fois encore les points problématiques de la réforme.
Ce départ solde donc 11 ans de collaboration entre Pas de bébés à la consigne et l’ANPDE et les motivations de cette décision semblent, aux yeux du Collectif, « finalement largement inexpliquées ».
 
Article rédigé par : Nolwenn Molliard
Publié le 09 mars 2020
Mis à jour le 09 avril 2020