Le SNPPE dévoile son premier baromètre des salaires

Le Syndicat national des professionnels de la petite enfance (SNPPE) vient de publier son premier baromètre des salaires dont voici les principaux résultats.

En janvier dernier, le SNPPE lançait un questionnaire sur les salaires de 2020 à l’attention des professionnels de la petite enfance. Il estime en effet pour sa part que la revalorisation des salaires est indispensable dans ce secteur très féminin, notamment pour le rendre plus attractif. 

Des salaires inférieurs au salaire moyen en France
Si le salaire annuel moyen en France est de 20 940 euros (en 2017), en petite enfance, en 2020, il est de 19 748 euros soit une différence de près de 1200 euros. Le SNPPE fait remarquer que si l’on tient compte de l’inflation, l’écart est de près de 2000 euros.

Au moins 150 euros d’augmentation par mois
Le SNPPE a également interrogé les professionnels sur la question de la revalorisation des salaires. Il ressort que 65,5 % souhaitent une augmentation d’au moins 150 euros par mois. Et que cela soit dans le public ou le privé, les attentes sont importantes sur ce point.

Les revendications par profession
En détail, voici par métier, ce que les professionnels demandent en termes de revalorisation salariale.
  • Près de 53% des assistants maternels veulent au moins 150 euros par mois en plus
  • Près de 77 % des accompagnants éducatifs petite enfance souhaitent entre 100 et 200 euros par mois
  • Plus de 84 % des auxiliaires de puériculture revendiquent entre 100 et 300 euros par mois en plus
  • Plus de 76 % des EJE veulent au moins 150 euros par mois supplémentaires
  • Direction EAJE : plus de 70 % veulent au moins 150 euros par mois
« Le SNPPE exige que la filière, très fortement féminisée, face l'objet d'une revalorisation qui permette d'illustrer la volonté du gouvernement d'en finir avec les inégalités salariales hommes/femmes ! », peut-on lire dans le communiqué du syndicat.

Politique sociale en petite enfance : peut mieux faire
Le SNPPE pointe également du doigt « la pauvreté de l’action sociale en petite enfance » et notamment le fait que :
  • 7 professionnels sur 10 ont leurs congés imposés par les fermetures des EAJE
  • 6 professionnels sur 10 n'ont pas de primes exceptionnelles
  • Près d'un quart n'accède à aucun avantage social
Et il conclut : "Si, pour améliorer l'attractivité, les questions de la formation initiale, de la formation continue, de la mixité des métiers sont des points essentiels, le SNPPE rappelle au gouvernement et aux gestionnaires qu'aucune avancée ne sera significative si les questions des salaires et des conditions de travail ne trouvent pas de réponses à la hauteur des attentes des professionnel·les."
Publié le 13 septembre 2021
Mis à jour le 13 septembre 2021