Les crèches municipales parisiennes étaient en grève aujourd'hui

Le personnel des crèches de la Ville de Paris était invité aujourd’hui à débrayer, à l’appel de l’intersyndicale CGT.CFTC.UCP.FSU.FO du secteur de la Petite Enfance. Les principales revendications : la prime Segur de 183 euros et plus largement des moyens pour lutter contre la pénurie de professionnels. Leurs demandes n’ayant pas abouti, la décision a été prise de relancer un préavis de grève pour la semaine prochaine.

L’intersyndicale dénonce un manque de moyens

Dans le préavis de grève du 5 juillet dernier adressé à Anne Hidalgo, l’intersyndicale motive ce nouveau débrayage par le « manque de moyens qui nuit à la qualité de l’accueil collectif des enfants dans les structures municipales ». Plus en détail, Carole Halbutier, représentante de la Vie Syndicale de la CGT Petite enfance 75, explique leurs revendications : « Nous demandons la prime Ségur de 183 euros. Pour plusieurs raisons : les métiers de la petite enfance souffrent de méconnaissance donc ce serait une façon pour l’employeur de faire un geste de reconnaissance, ce serait aussi une mesure d’attractivité, et puis les salaires ne sont pas augmentés ce qui fait que les agents habitent de plus en plus loin, les conditions de travail sont épouvantables donc on demande un geste de la Ville de Paris et ce geste c’est les 183 euros du Segur. » Autre revendication : « des recrutements d’AP, de CAP AEPE mais aussi d’agents de service. C’est inadmissible qu’il manque des cuisinières, des femmes de ménage et des lingères. Tout est fait pour faire des économies », s’insurge Carole Halbutier. A noter que si la Ville de Paris n’est pas la seule à être touchée par la pénurie de professionnelles de la petite enfance, elle est particulièrement impactée. Elle ainsi dû lancer en juin dernier une campagne de recrutement de 350 auxiliaires de puériculture. 

Une grève a priori bien suivie
Si les chiffres ne sont pas encore tombés, 400 à 500 personnes auraient pris part au rassemblement, selon Carole Halbutier, rassemblement qui a réuni des agents de service, des AP et des EJE et qui s’est tenu devant la Direction de la petite enfance de la ville de Paris dans le 12e arrondissement. Une délégation d’une trentaine de personnes a été reçue par le Directeur. Pendant cet entretien de deux heures, des professionnelles de la petite enfance ont pu témoigner de leurs conditions au travail tandis que les représentants des organisation syndicales faisaient part de leurs revendications. « Nous n’avons rien obtenu », regrette la représentante de la Vie Syndicale de la CGT Petite enfance 75 et dénonce le fait qu’encore une fois aucun élu de l’Hôtel de ville ne se soit déplacé. L’intersyndicale a donc pris la décision cet après-midi de relancer un préavis de grève pour la semaine prochaine et souhaite absolument être reçue à l’Hôtel de ville.

Télécharger ci-dessous le préavis de grève
Article rédigé par : CF
Publié le 30 août 2022
Mis à jour le 11 octobre 2022