Les Sociétés de Pédiatrie opposées à la fermeture des écoles et des crèches

Un communiqué du 26 janvier rédigé par les sociétés de pédiatrie plaide pour le maintien de l'ouverture des écoles et des crèches notamment pour la santé mentale et sociale des enfants.

Alors qu’enflent les rumeurs d’un confinement numéro 3, l’ensemble de la communauté pédiatrique alerte sur les risques de fermeture des écoles.

Anxiété et idées noires
Elle explique qu’on assiste depuis plusieurs semaines à une amplification des consultations et admissions aux urgences pour motifs psychiatriques : anxiété, idées noires et ou gestes suicidaires souvent dans un contexte de maltraitance. Les lits d’hôpitaux en pédiatrie habituellement occupés par des enfants souffrant de gastro ou de bronchiolite sont désormais remplis d’enfants « maltraités, déprimés, anxieux et suicidaires ». Les sociétés de pédiatrie soulignent que « dans ce contexte, et contrairement aux connaissances dont on disposait en mars 2020, la perspective d’un nouveau confinement avec fermeture des écoles, crèches, collectivités et milieux socio-éducatifs laisse craindre une aggravation des effets délétères indirects de la pandémie ».

Peu d’impact de la Covid dans les crèches et les écoles
La communauté pédiatrique souligne que l’infection des enfants a lieu dans la famille mais ni dans les écoles ni dans les crèches. Elle s’appuie aussi sur une étude suédoise, pays où crèches et écoles sont restées ouvertes sans port du masque,  qui a révélé que les enseignants d'enfant âgés de 7-16 ans avaient deux fois moins de risque de COVID 19 que les adultes exerçant d'autres métiers. En France aussi. « Les données du ministère Français de l’enseignement confirment la très faible contamination des enseignants (0,09 à 0,18%) et le très faible nombre de classes ou écoles fermées depuis la rentrée scolaire de septembre 2020.

Pour le maintien de l’ouverture des écoles et des structures d’accueil
Ces sociétés pédiatriques notent que « la balance bénéfice-risque apparait à ce jour très en faveur du maintien de l’ouverture des écoles et des collectivités pour les enfants dont la santé mentale et sociale ne doit pas être sacrifiée en contexte pandémique mais rester une priorité sanitaire au regard des enjeux pour les années à venir. »

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Article rédigé par : Isabelle Hallot
Publié le 27 janvier 2021
Mis à jour le 27 janvier 2021