Olivier Noblecourt en charge de la lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes

Olivier Noblecourt, 41 ans, a été nommé hier en Conseil des ministres délégué interministériel à la prévention et à la lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes. Une nomination qui s’intègre au grand plan de lutte contre la pauvreté lancé par le gouvernement le 17 octobre dernier.
Rappelons que ce poste de délégué interministériel (créé par le décret du 23 octobre 2017) en était une des mesures phares. Olivier Nobelcourt, ancien collaborateur de Najat Vallaud-Belkacem, actuellement directeur du programme « urbanisme et cohésion sociale » au sein du commissariat général à l’investissement, présidait le groupe de travail de Terra Nova qui avait publié le rapport « La lutte contre les inégalités commence dès la crèche » en 2014. Rapport qui comme celui de Mai 2017 de la même veine, avait fait grand bruit. Et n’avait notamment pas satisfait bon nombre de spécialistes et professionnels de la petite enfance.
Le Monsieur pauvreté du gouvernement travaillera sous la responsabilité du premier ministre Edouard Philippe et la Ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn. Celle-ci rappelle dans un communiqué qu’elle attend de lui « qu’il impulse la politique ministérielle de prévention de lutte contre la pauvreté en direction des notamment des enfants et des jeunes » Et précise « qu’il sera chargé dans un premier temps de conduire la concertation avec l’ensemble des acteurs concernés au plan national et local ». Le nouveau délégué dès 2018 devra suivre la mise en œuvre des mesures découlant de la stratégie annoncée par le chef de l’Etat en octobre. Pour cela il ne sera pas dépourvu de moyens puisqu’il sera entouré d’une équipe et d’un comité d’experts.

Si l’on analyse cette nomination à travers le prisme de la Petite Enfance et qu’on la rapproche de la visite d'Emmanuel Macron dans une crèche Gennevilliers engagée dans la lutte contre les inégalités via son programme Parler bambin, on peut penser que la Ministre se rapproche des thèses de Terra Nova, France Stratégies et de l’OCDE (plébiscitées aussi par le futur ex-directeur général de la Cnaf Daniel Lenoir) sur ce qu’il est convenu d’appeler l’investissement social dès la petite enfance. Et qui se traduit le plus souvent par des programmes pédagogiques précis et  évalués ou évaluables destinés à compenser les éventuelles carences de l’environnement familial.
Article rédigé par : C.L