Places en crèches et transparence : la création de places aussi une priorité pour la FFEC

La Fédération Française des Entreprises de Crèches (FFEC) salue le vade-mecum réalisé par l’Association des Maires de France (AMF) sur les critères d’attribution des places en crèches, en émettant cependant quelques réserves.
Remis le 6 novembre dernier par Elisabeth Laithier de l’AMF aux ministres Agnès Buzyn et Marlène Schiappa, il constitue un guide de bonnes pratiques à destination des élus locaux pour les aider à rendre plus transparents et efficaces le processus et les critères d’attribution des places en structures d’accueil municipales.

Un vade-mecum non contraignant et des recommandations intéressantes
Ce vade-mecum, souligne-t-elle dans un communiqué, « correspond à une volonté de répondre en même temps aux impératifs de conciliation entre vie familiale et vie professionnelles et aux nécessités d’investissement social souhaité par le Gouvernement, notamment à destination des enfants en situation de pauvreté. » La FFEC se félicite par ailleurs que ce référentiel soit pensé comme non contraignant pour les gestionnaires de crèches, précisant que ses entreprises « continueront d’accompagner les réservataires de places dans les démarches de transparence d’attribution ».
Parmi les recommandations proposées dans le vade-mecum, la fédération en relève notamment deux sur lesquelles elle s’accorde. D’une part, la mise en place d’une liste d’attente permettant d’attribuer des places entre deux commissions, permettant ainsi que toutes les places de crèches réservées par les collectivités dans les entreprises de crèches soient effectivement occupées. D’autre part, la mise en place de réunions d’informations collectives au profit des familles pour présenter la totalité de l’offre d’accueil d’un territoire, qu’il soit individuel ou collectif, géré par la collectivité ou par un organisme privé, associatif ou marchand.

Nouvelles places et lutte contre le non-recours : des sujets prioritaires
La FFEC émet cependant ses réserves sur certains points. Elle regrette que « l’AMF choisisse de recommander « notamment » l’accueil individuel », privilégiant ainsi l’un des modes d’accueil au détriment des autres. Et qu’elle « oublie de rappeler » que les gestionnaires privés d’EAJE sont aussi une solution alternative au refus de place en crèche dans une crèche municipale.
Par ailleurs, elle rappelle qu’il manque encore 230 000 places de crèches en France et regrette que « le Gouvernement persiste à maintenir une politique stricte d’économie budgétaire et refuse d’inciter à la création de plus de places en crèches ». Alors même que dès 2019, la branche Famille bénéficiera d’1,2 milliards d’euros.
La FFEC précise aussi que la transparence des critères d’accueil ne suffira pas à faciliter le recours aux modes d’accueil des familles en situation de précarité, mais que « le sujet du non-recours doit être abordé famille après famille (…). »
Elle insiste enfin sur l’importance pour le Gouvernement d’encourager sans relâche les employeurs privés et publics à choisir de faire bénéficier leurs salariés d’une place de crèche. « C’est une mesure socialement juste et économe pour les deniers publics, explique-t-elle. Le financement par les employeurs de places de crèches permettra de proposer des places aux plus défavorisés. »


Source : FFEC
Article rédigé par : A.B.B.
Publié le 09 novembre 2018
Mis à jour le 09 novembre 2018