Pour Emmanuel Macron, l’égalité entre les femmes et les hommes se construit dès la crèche

Lors de son discours prononcé depuis l’Elysée à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le Président de la République a rappelé le rôle de l’éducation - dès la crèche- dans cette lutte. Extraits de ce discours qui lançait l’égalité entre les femmes et les hommes comme grande cause du quinquennat.

« Lutter contre les violences faites aux femmes, c'est aussi avant tout mener ce combat culturel visant à diffuser la culture de l'égalité parce que c'est ce combat qui nous concerne tous – garçons, filles, femmes, hommes, enfants, parents - qui permettra de changer en profondeur les mentalités et c'est donc à dessein que je souhaite porter une politique affirmée de prévention des violences faites aux femmes, qui mobilisera à ce titre plusieurs leviers : l'éducation (…) reste le principal levier de lutte contre les violences faites aux femmes ; l'éducation à l'égalité, cela commence dès la crèche. La crèche, ce n'est pas qu'un lieu de garde ; c'est un lieu où l'on se construit, où l'on apprend à être, où les premières relations non verbales se tressent et où les représentations qui sont données dès ce stade auront des conséquences dans le futur. »

La lutte contre les stéréotypes  de genre dans la formation des professionnels de la petite enfance
« C'est pour cela que les professionnels de la petite enfance doivent être formés afin de lutter contre les stéréotypes, y compris chez des enfants de bas âge. Il s'agit donc de construire le plus tôt possible une éducation combattant fermement les représentations du rapport entre hommes et femmes exacerbant le rapport de domination. Et donc la formation des personnels en crèche, la formation des maîtres à l'école maternelle, à l'école et tout au long de la formation, est un pilier indispensable pour lutter contre ces représentations.
 Il ne s'agit pas à mes yeux de nier la différence entre les sexes ou de vouloir tout confondre, mais il s'agit que cette altérité profonde à laquelle je crois et qui est notre richesse, ne se traduise pas en une inégalité insupportable qui elle, est un déterminisme culturel et une construction insupportable de nos histoires. Donc de préserver toute la part féconde d'une altérité réelle entre hommes et femmes pour à chaque fois rappeler, se battre et inculquer l'égalité absolue et non négociable entre les deux sexes
. »

Rappelons que la lutte contre les stéréotypes de genre était l’un des points du rapport Giampino repris par le plan d’action pour la petite enfance lancé par Laurence Rossignol il y a un an  qui prévoyait de renforcer l’égalité des filles et des garçons dès le plus jeune âge notamment via la formation des professionnels.

A lire : notre dossier : Lutter contre les stéréotypes de genre dès la petite enfance


 
Article rédigé par : C.L