Reste à charge des familles : associations et syndicats écrivent à Adrien Taquet

Deux associations, l’Ufnafaam et l’ANRAMam, et deux syndicats, l’UNSA-Proassmat et le Spamaf, ont envoyé vendredi 8 octobre un courrier à Adrien Taquet lui demandant de réformer le Cmg…

Les assistantes maternelles sont mécontentes et le font savoir. Elles attendaient une réforme du Cmg et il semblerait qu’elle n’aura pas lieu. En effet, dans le PLFSS 2022, rien n’est prévu concernant le Complément de mode de garde (Cmg). Pourtant, Adrien Taquet semble convaincu de la nécessité d’harmoniser le reste à charge (RAC) des familles entre mode d’accueil individuel et mode d’accueil collectif, qui nécessiterait pour ce faire une réforme du Cmg (ndlr le RAC est plus élevé pour les familles qui recourent à une assistante maternelle que pour celles dont les enfants sont accueillis en EAJE). Lors de son discours d’ouverture de la Conférence des familles, il a ainsi déclaré : « (...) pour concrétiser cette promesse que nous devons à chaque parent français – le droit garanti à un accueil du jeune enfant à un prix raisonnable, en individuel comme en collectif – nous devrons aller plus loin encore, en posant deux questions : celle des reste-à-charge différents selon le mode d’accueil, celle de la définition de la compétence petite enfance. » Et, par ailleurs, des rapports comme celui du HCFEA, ou celui sur la conciliation vie personnelle/vie professionnelle vont également dans le sens d’une réforme du Cmg…

Nombre de parents employeurs en baisse
L’Ufnafaam, l’ANRAMAM et l’UNSA-Proassmat et le Spamaf ont donc décidé d’envoyer ensemble une lettre à Adrien Taquet lui demandant d’agir. Car les paroles, c’est bien mais les actions, c’est mieux ! Et il y a urgence : « (…) cette absence de moyens vers les familles produit un effet d’employabilité moindre des assistantes maternelles qui est un secteur en souffrance. En effet, ces dernières quittent leur profession de manière régulière depuis 2014 puisque depuis cinq années le nombre de parents employeurs a connu une nette baisse », peut-on lire dans le courrier. Les organisations signataires soulèvent aussi : « Il reste difficile de comprendre et d’accepter une telle situation quand on sait également que la cour des comptes a rappelé cette année que les dépenses publiques engagées pendant la crise sanitaire ont entraîné une baisse de 7,4% du coût du CMG. »

Un reste à charge inférieur pour les familles employant une assistante maternelle
Une réforme ambitieuse, demandent ces 4 organisations ! Et concluent leur courrier : "(…) Nous ne pouvons résolument être satisfaits d’allocutions dont nous ne voyons guère les résultats escomptés. Nos organisations mais bien plus largement la majorité des familles et les 280 000 professionnelles attendent une amélioration et ce geste fort ne peut provenir que d’une réforme ambitieuse pour l’accueil individuel. Il ne suffit plus de rapprocher les restes à charge. Pour nous, cette rénovation du CMG devrait avoir un reste à charge même inférieur pour les familles que celui proposé actuellement en EAJE via la PSU, étant donné que les finances publiques, pour ce mode d’accueil, sont moins sollicitées."

Voir le courrier envoyé à Adrien Taquet ci-dessous
Publié le 11 octobre 2021
Mis à jour le 14 octobre 2021