Vaccins obligatoires : 300 personnes ont manifesté à Paris

Samedi 9 septembre dernier, les opposants à la vaccination obligatoire se sont réunis devant le Ministère des Solidarités et de la Santé pour défendre la « liberté vaccinale ». Organisée par l’association « Ensemble pour une vaccination libre », la manifestation fait suite à la décision d’Agnès Buzyn de passer de 3 à 11 vaccins obligatoires pour les jeunes enfants à partir de janvier 2018. La foule était composée de parents de tout âge, de professionnels de santé, mais aussi d’italiens et de roumains venus témoigner des mobilisations en cours dans leur pays. Sur leurs pancartes, des slogans chocs : « enfants cobaye », « dictature cynique », « mon corps, mon choix »…
Présente sur les lieux, la rédaction de Pourquoi Docteur a recueilli les propos de plusieurs manifestants, qui dénoncent d’une part l’industrie pharmaceutique : « On vaccine pour le business, point. Les effets secondaires sont désastreux, les handicaps se comptent en milliers, mais les vies fichues en l’air, ils n’en ont rien à faire, ils sont dans le déni », affirme Blandine, 56 ans. La privation de leur liberté d’autre part : « C’est à moi de choisir ce qui est indispensable pour leur santé, la classe politique doit arrêter de décider à la place des gens, déclare Anne, kinésithérapeute spécialisée en pédiatrie. Vous savez, les enfants qui viennent me voir tous les hivers pour des problèmes respiratoires, ce sont aussi ceux qui ont le carnet de santé plein ». Et d’ajouter que c’est l’amélioration des conditions de vie, pas les vaccins, qui permettent d’éradiquer les maladies.

Pour un vrai débat
Les manifestants, parmi lesquels on pouvait compter Augustin de Livois, président de l’Institut pour la protection de la santé naturelle et Jacques Bessin, président de l’Union nationale des associations citoyennes de santé, dénoncent également ce passage en force des vaccins et auraient voulu que le sujet soit traité « avec parcimonie et beaucoup de réflexion, pas comme ce qui est en train de se passer », explique une mère de famille. Selon François, 32 ans, « On est face à une controverse scientifique : il y a les pros et les anti. J’ai écouté les arguments des uns et des autres sans a priori et j’ai constaté qu’il y avait un énorme mépris envers les idées des anti. Bien sûr, il y a parfois des arguments fallacieux, mais d’autres sont très sérieux. Il faut accepter qu’il y ait un débat ». Dans son mégaphone, une des organisatrices de la manifestation a appelé à faire pression sur les députés à l’approche des élections sénatoriales.
Article rédigé par : A.B.B.