Publi-rédactionnel

L'armoire Novven en partenariat créatif avec l’Ecole de Design Nantes Atlantique

Pour améliorer le design et l’utilisation de son armoire désinfectante par les professionnels de la petite enfance, le concepteur et fabricant Novven a sollicité les compétences de l’Ecole de design Nantes Atlantique dans un partenariat créatif audacieux. 
Elle a fait ses preuves ces dernières années et a su se rendre indispensable aux EAJE qui l’ont adoptée : l’armoire Ozzon, conçue en 2019 par la société Novven, désinfecte naturellement en 45 minutes tous types d’objets en combinant les effets de l’air chaud et de l’ozone. Une solution innovante, saine et simple, efficace sur les bactéries, les virus et les moisissures ; qui offre aux équipes un gain de temps non négligeable et limite l’utilisation de produits ménagers agressifs. 

Un partenariat audacieux 
A l’automne dernier, pour optimiser le concept déjà plébiscité par ses utilisateurs et ne pas s’asseoir sur ses bonnes performances, Novven s’est lancé un nouveau challenge : n’y aurait-il pas d’autres usages à identifier et comment rendre cette solution plus attractive en termes de design ? « Jusqu’ici nous avions très peu travaillé le design du produit au profit de la technique, admet Olivier Kimmerling, président de Novven. Nous avons donc réalisé que notre armoire ne correspondait pas suffisamment à notre identité, qu’il y avait un écart entre la qualité du produit et sa valeur perçue. » Pour challenger sa réflexion, le concepteur-fabriquant a choisi de faire appel aux étudiants de l’Ecole de design de Nantes et de leur confier toute la prospective autour de l’usage et du design de la station. « L’Ecole de Design de Nantes Atlantique, avec qui nous avons choisi de travailler, est fortement renommée et ancrée dans le territoire local, c’est un partenariat qui fait sens pour nous ! » justifie Olivier Kimmerling.

Une méthodologie constructive  
Cinq binômes d’étudiants alternants, en 1ère année de Master en design du Care design Lab, se sont donc emparés du projet pour un travail de prospection en plusieurs phases, dans une véritable dynamique d’échange avec l’entreprise. « Novven a présenté son concept aux étudiants et leur a soumis un brief précis, explique Simon Boussard, designer et responsable pédagogique. Ils ont eu pour mission de réfléchir à la forme et aux usages de cette armoire pour faire en sorte qu’elle s’adapte pour Novven, à de nouveaux marchés, et pour l’école à de nouveaux usagers, notamment dans le milieu de la petite enfance. » 

La première phase s’est faite en immersion sur le terrain pour constater et évaluer les besoins des professionnels et faire un retour critique à l’entreprise. « Mais également s’assurer que le problème évoqué est un problème qui mérite d’être résolu ! précise Simon Boussard. Dans la mesure où l’on va engager la production d’objets sur des ressources limitées, il faut a minima faire en sorte que cela réponde à de vraies questions… ». 

Après un point d’étape avec l’entreprise, les étudiants ont pu entrer dans une phase plus créative en formulant des scénarios d’usage : réfléchir de manière concrète à la façon d’utiliser l’objet pour ensuite lui donner la forme appropriée dans cet usage. « C’est à travers ces scénarios d’usage et des propositions sommaires formelles (avant-projets), que l’on valide de nouvelles pistes comme un dispositif un peu moins encombrant, une interface qui montre plus clairement où se situe le processus de désinfection ou encore réfléchir à la participation de l’enfant… » explique le référent pédagogique. 

Des propositions très concrètes 
En prenant appui sur une veille technique réalisée autour du procédé de l’armoire, chaque binôme a pu faire des propositions concrètes pour optimiser son fonctionnement. Pour Simon Boussard, qui les a accompagnés tout au long de leur réflexion, « bien que le procédé soit très pertinent pour les crèches qui ont la chance d’avoir une grande buanderie, le fonctionnement de la station était à remettre en lien avec les enjeux de la crèche. Au moment du rangement, les enfants sont souvent mis à contribution. Des solutions ont donc été proposées pour que les enfants puissent participer au rangement des objets dans l’armoire grâce à des paniers améliorés, ce qui n’était pas possible jusque-là. » Des propositions ont également été faites pour rendre l’interface de séchage plus ergonomique et simple d’usage mais également pour améliorer l’encombrement de l’objet, optimiser le volume de séchage à l’intérieur et enfin, rendre l’interface plus séduisante.

Affiner un design qui inspire confiance  
En retravaillant le design de l’armoire, jusque-là laissé de côté, les designers en herbe avaient un objectif : faire en sorte que la réflexion poussée par le fabriquant Novven sur la sécurité du procédé soit visible dans la forme de l’armoire. Et que leur réflexion sur l’ergonomie, la facilité de compréhension des boutons, le système de rangement, de chariots apparaisse également dans la forme de l’objet. « En design, rappelle Simon Boussard, on dit souvent que la forme suit la fonction, il ne faut donc oublier ni l’un ni l’autre. Si l’on crée une fonction avec laquelle la forme est contradictoire, on aura raté une partie de notre travail. » L’armoire a donc été repensée pour exprimer plus clairement son rôle d’hygiène et inspirer davantage confiance à l’utilisateur. « En travaillant sur les matériaux, les finitions, les arrondis, les étudiants ont essayé de se rapprocher d’une forme d’expression qui fasse davantage penser au mobilier spécifique à la petite enfance et aux encastrements, sans un faire un jeu ni une tour de contrôle… » précise-t-il. 

Une éco-conception poussée dans les moindres détails 
C’est lors du dernier point d’étape avec le fabriquant que les pistes les plus concrètes ont pu être confirmées par Novven, et que les jeunes designers ont enfin pu se focaliser sur les derniers détails, à savoir les procédés de matériaux, les problèmes d’usage identifiés, et les retours auprès du terrain, pour avoir l’opinion des professionnels concernés. Dans leur réflexion, les étudiants ont tout particulièrement veillé à ce que la forme et l’identité de l’objet répondent aux principes d’éco-conception les plus poussés « en utilisant le moins de matière possible, les procédés les moins énergivores, en évitant les matières exportées de l’autre bout du monde, en faisant le choix de matériaux recyclés et légers, et dans leur conception les plus robustes et durables possibles… » détaille Simon Boussard. Et de préciser que la réparation de l’armoire doit pouvoir rester faisable et accessible, ce qui implique donc d’éviter certaines formes avec des pièces très intriquées…

Pari gagné pour Novven 
Après 9 semaines d’émulation, les designers en herbe ont pu remettre à Novven cinq projets inspirants : cinq objets avec leurs scénarios d’usage et interfaces détaillés. Des objets inscrits dans une réalité, un process concret. « C’est un pari gagné, se réjouit Olivier Kimmerling. Avec dix jeunes cerveaux dédiés à notre projet pendant 9 semaines, les étudiants en design ont fait des propositions très innovantes et rafraîchissantes ! Pour Novven, il était intéressant d’être challengé par la jeunesse en lui confiant la prospective autour de l’usage et du design de notre armoire. Cela nous a permis d’être plus ambitieux ! » Sur les cinq propositions reçues, Novven s’est attelé à un travail de re-sélection et a pu retenir certains préconcepts à développer avec une agence et leur bureau d’études pour 2023. D’autres, particulièrement innovants et ambitieux seront gardées de côté pour plus tard, dans 5 à 10 ans, lorsque Novven aura consolidé son assise. L’histoire ne fait donc que commencer…  

 
Article rédigé par : Laurence Yème
Publié le 25 novembre 2022
Mis à jour le 13 janvier 2023