Emilie, une EJE qui aime les changements !

Emilie a 36 ans et connaît bien le milieu de la petite enfance, elle a travaillé durant 10 ans à Marseille comme EJE en crèche « traditionnelle », comme elle dit. Mais le traditionnel, elle en a eu assez, c’est pour cela qu’elle s’est mise en quête d’un travail qui allierait absence de routine et petite enfance. Et elle semble l’avoir trouvé en étant aujourd’hui superviseur d’un baby club pour le Club Med.
 
Un changement nécessaire
Très tôt, Emilie a su comme une évidence qu’elle se destinerait à la petite enfance. Elle a passé son BAFA dès son adolescence et a toujours adoré travailler dans les centres aérés. Ses études d’EJE terminées, Emilie exerce durant 7 ans et demi dans une crèche associative de Marseille, puis 2 ans et demi dans une structure plus importante. Cette deuxième crèche de 90 enfants a été son déclic : « Au bout de 10 ans, j’avais envie de faire autre chose. Le milieu de la petite enfance a changé je trouve. Il faut faire du rendement, on est moins centré sur l’enfant et plus sur des quotas, ça devient presqu’un travail à la chaîne et on avait moins de temps avec les enfants. » raconte Emilie.  Un sentiment de routine et de travail à la chaîne avec une perte du sens de son métier …Obligée de faire régulièrement des remplacements, elle n’a plus le temps de mettre en place des activités avec les enfants et perd tout intérêt pour son métier « J’avais par exemple un projet où je devais aller récupérer des livres à la bibliothèque et certaines semaines c’était impossible … » explique-t-elle.

Elle décide alors de regarder les offres d’emplois et recherche une structure moins classique, plus dynamique, bref un job qui la referait vibrer ! C’est ainsi qu’elle se retrouve à participer à une session de recrutement pour le Club Med. Repérée, elle passe un entretien qu’elle réussit haut la main. Elle décroche poste !

Nouveau job pour une nouvelle vie
Elle intègre alors le Club Med en contrat saisonnier comme GO Baby / Petit club. Cette nouvelle vie la séduit et ses compétences sont remarquées : elle est alors rapidement promue superviseur baby club. En deux ans et demi, elle a travaillé pour plusieurs structures du Club Med, de la Savoie (73) à Vittel (88) et exerce actuellement au siège à Lyon pour leur grande campagne de recrutement.
Comme responsable de baby petit club, elle s’occupe des enfants de 3 mois à 24 mois, mais aussi de 2 ans à 3 ans : « Les enfants sont divisés en groupes, celui des marcheurs et celui des non marcheurs. Puis il y a des groupes des 2 ans et des 3 ans, mais ça dépend des villages. ».  Aucun risque de routine ! Les enfants changent chaque semaine et leur nombre varie en fonction des allers et venues des familles.

Réinterpréter son métier
Emilie et son équipe accueillent les enfants pour une durée en général d’une semaine, ce qui les oblige à repenser beaucoup de choses comme la sacro-sainte période d’adaptation- familiarisation.  « On travaille beaucoup l’accueil, dans une structure traditionnelle on privilégiait une semaine d’adaptation, mais au Club Med c’est la durée de séjour de l’enfant alors il faut tout repenser et personnaliser leur arrivée ! C’est comme ça que j’ai pu constater que les enfants ont une capacité d’adaptation énorme. »
Et il n’y a pas de journée type au baby club comme les parents sont en vacances. « Le cadre est plus strict en crèche, ici il faut être flexible. Si les parents ont envie de profiter de leurs enfants le matin, ils peuvent nous les déposer pour le repas par exemple. » souligne Emilie.

La relation avec les parents est aussi plus détendue et moins conventionnelle, Emilie et son équipe ont tenu à aménager le baby club pour que les parents qui le souhaitent puissent rester avec leurs enfants et jouer avec eux.
Comme les enfants accueillis changent toutes les semaines, Emilie a l’impression de se diversifier sans cesse dans son métier d’éducatrice. Et surtout de rencontrer une multitude de personnes venues du monde entier. « On fait des rencontres magnifiques, des gens de cultures différentes. Même d’un point de vue professionnel, grâce aux enfants d’origines diverses, on découvre d’autres modes d’éducation, c’est passionnant ! »
Si certains membres de l’équipe parlent plusieurs langues, la plus pratique reste l’anglais. Emilie explique cependant ne jamais avoir pâti de la barrière de la langue avec les enfants qui arrivent sans problème à se faire comprendre.

En immersion au travail
Et il n’y a pas que la journée de travail qui sorte de la norme, les employés comme Emilie vivent au Club Med. « C’est un mode de vie qui peut être particulier : on vit sur le village, on peut profiter des infrastructures et de l’environnement ! » précise-t-elle enthousiaste.
Midi et soir Emilie comme les autres animateurs partagent les repas avec les familles. Les parents sont toujours ravis car l’équipe en profite pour leur raconter la journée des enfants et du coup un vrai climat de confiance s’instaure. Les enfants les moins à l’aise au début sont alors rassurés par ces moments partagés. « Ca permet de mieux nous connaître pour faciliter l’accueil du matin par exemple. L’esprit Club Med c’est avant tout la convivialité, on fait le lien avec nos clients en partageant des moments avec eux » remarque Emilie
Elle a aussi la possibilité de participer si elle le souhaite aux spectacles du soir ou à d’autres animations proposées par le Club où elle travaille.

Elle a trouvé sa voie !
Pour l’instant, Emilie se sent bien dans ce poste de « saisonnière » qui lui donne plein de possibilités d’évolutions. Elle ne vit pas ces CDD intermittents comme une insécurité. C’est un choix, elle y trouve son compte. « Je suis vite rentrée au Baby Club et j’ai vite eu ma promotion. En plus, j’ai toujours la perspective de pouvoir bouger dans le monde entier grâce aux nombreux clubs et aux contrats saisonniers ! » conclut-elle, ravie.

Bref un mode vie et de travail, hors les sentiers battus qui lui va comme un gant .
 
 
Publié le 22 novembre 2019
Mis à jour le 22 novembre 2019