Parcours professionnels

Les premiers pas d’Audrey dans la petite enfance

Audrey Belle a la fraîcheur et l’enthousiasme des débutants. Elle regarde avec les yeux remplis d’étoiles son métier dont elle a récemment pris les fonctions. Animatrice depuis un an, elle s’émerveille chaque jour des capacités incroyables des enfants et compte bien faire une jolie carrière dans cet univers.
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Audrey est une littéraire capable de se plonger des heures dans un livre et d’en oublier le temps qui passe. C’est alors tout naturellement qu’elle s’oriente vers un BAC L. Les langues vivantes l’attirent également et en particulier l’anglais. Pour le parfaire, elle décide de partir aux Etats-Unis quelques mois mais avant cela, elle doit mettre un peu d’argent de côté. Elle enchaine alors après le BAC des petits boulots étudiants et s’envole pour la Caroline du Sud et la Floride.

Baby-sitting et fac d’anglais
De retour en France, elle passe deux ans en fac d’anglais et travaille en parallèle de ses études. « J’ai toujours aimé travailler avec des enfants ! J’aurais pu choisir d’être caissière à cette période par exemple mais j’ai opté pour les colonies de vacances, les baby-sitting, les vacations en cantine et les aides aux devoirs pendant l’étude du soir, » explique Audrey.
Adieu la Fac, Audrey est rattrapée par ses premières amours et a envie de devenir bibliothécaire. Elle prépare alors le concours pendant un an. Mais comme tout poste de la fonction publique, un concours n’est ouvert que s’il y a des places à pourvoir. Et il n’y en aura pas.

En route pour le CAP petite enfance
Dans le même temps, une connaissance d’Audrey, qui sait à quel point elle apprécie le contact avec les enfants, lui fait savoir qu’une crèche recherche des remplaçantes en tant qu’animatrice petite enfance. Audrey saisit immédiatement cette opportunité, il y a tout juste un an. Tout se déroule à merveille pour cette jeune femme de 28 ans qui reconnaît tout de même que c’est un métier physique : « on les porte, on les soulève, on les repose, on se lève, on se met à leur hauteur, on se rassoit… » Elle ajoute d’ailleurs : « les personnes extérieures à notre métier pensent souvent que c’est facile de s’occuper des enfants, mais il n’en est rien ! Cela demande une grande organisation, beaucoup d’écoute, de patience, » tient-elle à ajouter. Même si ses journées sont bien remplies, Audrey est certaine d’être ici à sa place. « Je suis heureuse de les retrouver chaque matin ! Je suis épatée par tout ce qu’on peut déjà leur proposer si petit. Ce sont des êtres pleins d’intelligence et tellement drôles. Je ris beaucoup à leurs côtés ! » s’exclame t-elle. Après ses premiers remplacements, Audrey se voit proposer un CDI. Et pour garder ce poste dans cette structure Babilou, elle doit désormais être détentrice du CAP petite enfance. « Je n’ai plus que 3 matières à valider car j’ai déjà un BAC général », explique Audrey, la voix un peu tremblante. « Je suis assez stressée par ces examens même si je pratique au quotidien », se rassure t-elle. Dans quelques mois, elle passera ce diplôme qu’elle prépare en candidat libre avec le CNED.

Et les livres dans tout ça ?
Le contraste entre la vie en bibliothèque et celle en crèche est assez saisissant. Pourtant Audrey, qui aime toujours autant les livres, avoue finalement qu’elle n’aurait certainement pas été à sa place. « Seule face à un bouquin toute la journée, ce n’était probablement pas fait pour moi », s’amuse t-elle. Cependant, elle a très envie de transmettre son amour du livre aux enfants. « Je leur fais découvrir l’objet, je leur lis des histoires. Je pense que c’est d’autant plus important dans le monde digitalisé d’aujourd’hui ! Je sais aussi que toutes les familles n’ont pas la possibilité d’en acheter… Je profite donc de la crèche pour les leur faire découvrir. J’en ferais peut-être de grands lecteurs ! » lance t-elle dans un éclat de rire.
Quand on lui parle de demain, elle répond raisonnablement « Je me laisse le temps de réussir mon CAP… » avant d’enchainer « mais je garde déjà dans un coin de ma tête la possibilité de passer une VAE pour devenir éducatrice ». Elle s’y voit bien et pense déjà à réaliser des partenariats avec des bibliothèques quand elle sera EJE. On n’oublie pas si facilement ses premières amours !

 
Article rédigé par : Laure Marchal
Modifié le 15 juillet 2016