Camille en travaux. Par Camille

Etudiant EJE

petit garçon avec casque de chantier
Après quelques mois de travaux pour les chroniques, Camille va se mettre en travaux pour lui-même. Son contremaître, un certain Arnaud Deroo, couvreur-zingueur sur le chantier de la bien-traitance, souvent haut perché, lui a dit de se mettre à la règle à niveau, à la pelle et au râteau.
Et Camille ratissera large ! Des parallèles de la pratique aux perpendiculaires de la théorie (la théorie c’est toujours plus abrupte, comme une chicane à l’angle droit), Camille ne construira pas un pâté de sable mais un pâté de lignes : le mémoire. La cuisson du phrasé sera à point, comme le sera sa consistance : à point tiré entre la croute du savoir, croqué dans le vrai du terrain, et la mie de la connaissance, picorée sur la reliure d’un livre corné.
Et Camille aura du palais, il ne se livrera pas à boustifailler ! Car écrire n’est pas une cavale, une porcherie, c’est un art, une philanthropie.

Et bien qu’il apprécie la randonnée sur chemins arpentés, Camille ne souhaitera pas que son phrasé devienne pavé. Mais fenêtre, là où s’aère le souffle oxygénant de la pensée ouverte. Celle qui amène à voir le monde comme l’enfant le regarde : tout entier, libre, sans détour ni artifice, avec amour et sans vice. Par poésie et clameur, avec sensiblerie et ardeur.

Mais l’ardeur des lignes silencieuses s’estompera et Camille reviendra. Car l’étudiant qu’il a été, dans une mangeoire a festoyé, 3 ans à donner, un esprit éveillé s’est levé.
Article rédigé par : Camille
Publié le 12 mars 2019
Mis à jour le 18 mars 2019