Mes vœux, très personnels en ce changement d’année ! Par Monique Busquet

Psychomotricienne

DR
Enfant joyeux
En cette fin d’année si spéciale, j’ai envie d’inverser les formules habituelles. Alors je souhaite que chacun de nous puissions apporter plein de belles choses en cette année 2021, à notre entourage et à nous-mêmes, aux enfants accueillis et à leurs familles, à nos collègues.

Que nous sachions et puissions continuer à sourire,
Que nous puissions nous ressourcer suffisamment, trouver des appuis, dans nos espaces personnels et professionnels,
Que nous continuions à inventer chacun et ensemble comment traverser les difficultés,
Que nous sachions utiliser nos forces et talents,
 Que nous puissions agir nous-mêmes pour notre santé,
Que chacun de nous expérimente ce que c’est que de se respecter soi-même et de respecter les autres,
Que nous puissions ramener la rencontre, le rire, la joie, la présence, la proximité au cœur de nos vies,
Que nous puissions accepter les différences de ressentis, de points de vue, de façons de faire.

Mes vœux aussi pour que chacun sache et comprenne
que le jeune enfant est spontanément altruiste,
que les enfants s’imprègnent de nos façons de faire, de parler, de penser,
que nous sommes pour eux des modèles, même sans le vouloir,
que l’enfant, comme l’ado ou l’adulte le plus « casse-pied » a surtout et d’abord besoin d’être compris, respecté, entendu, entouré,
que les enfants dits trop souvent rois, ne sont en fait pas du tout rois dans leurs vrais besoins,
que crier, faire des reproches ou culpabiliser, avec les plus jeunes comme avec les plus grands, sont des moyens superficiels et inefficaces
qu’écouter l’autre ne signifie pas dire oui à ses demandes, mais le reconnaître dans ses ressentis et émotions
que se faire obéir ne demande pas d’être plus sévère mais d’être considéré comme légitime parce que fiable, solide, digne de confiance et protecteur de chacun.
que la violence nait de l’insécurité et de l’autoritarisme, de la non satisfaction des vrais besoins, du stress et des blessures inscrites dans nos mémoires et cellules de notre corps, et cela à tout âge et tout au long de la vie,
que le respect les uns des autres, se construit par l’expérience vécue de ce respect fondamental, d’une réelle protection et d’acceptation de soi.

Que chacun comprenne également
que le tout petit a besoin d’expérimenter le pouvoir qu’il a sur lui-même,
qu’il a également besoin d’expérimenter les limites mises à sa recherche de pouvoir sur l’autre,
que c’est ainsi qu’il se construit comme un futur adulte qui sait prendre soin de lui, se respecter lui-même et les autres.

Envie que nous soyons de plus en plus nombreux à choisir de travailler dans ce sens, à faire rayonner cet état d’esprit, cette compréhension profonde des besoins de l’humain.
Que chacun, quelle que soit sa place, dans son quotidien de terrain, de responsabilités, de décisions politiques, participe à faire reconnaître la petite enfance comme un socle fondamental pour la construction des individus et des collectifs de demain.
Envie pour ma part de continuer à développer tout cela et de participer à ma façon à traverser les crises de toutes sortes, à transmettre comme je peux, lucidité, espoir et créativités constructives !

Merci à vous pour votre lecture et vos soutiens !




 
Article rédigé par : Monique Busquet
Publié le 31 décembre 2020
Mis à jour le 31 décembre 2020