Respirons ! Par Monique Busquet

Psychomotricienne

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enfant respire-souffle
C’est le printemps. Les oiseaux chantent, les fleurs sentent bon, la lumière et les couleurs nous font du bien.  C’est l’occasion, avec les enfants de prendre conscience de toutes ces sensations. Y être attentif, les nommer, c’est un moyen de se détendre et  de s’apaiser, pour nous adultes comme pour les enfants. Prenons donc le temps de prêter l’oreille, d’admirer, de sentir les odeurs  et de percevoir la chaleur sur notre peau.

Prenons  aussi le temps de respirer,  de sentir cet air  doux, frais, agréable,  passer dans nos narines, venir remplir nos poumons et permettre au ventre de se gonfler. Respirer, cela paraît banal, le plus souvent nous n’y prêtons pas attention, et pourtant c’est la vie. Bien respirer, c’est le secret de la santé, de l’énergie, de la vitalité, c’est vivre bien.
Prendre conscience de sa respiration, prendre le temps de respirer  c’est se poser, c’est se centrer, c’est s’apaiser.
Notre vie et notre éducation ont pu perturber cette respiration naturelle :  des paroles comme « rentre ton ventre », « tiens toi droit », « bombe le torse ».., les soucis et les inquiétudes du quotidien  ont pour effet  des respirations serrées, tendues, crispées. Retrouvons une respiration profonde, abdominale. Lorsque nous inspirons, le ventre se gonfle, lorsque nous soufflons le ventre se creuse. L’air que nous inspirons remplit les poumons, les poumons font  alors descendre le diaphragme et donc sortir le ventre.

Les jeunes enfants respirent le plus souvent ainsi naturellement. Mais eux aussi sont sensibles au stress, aux émotions, à la retenue…
Alors jouons avec eux ! Souffler sur une balle légère, sur une plume, sur des bulles de savon, avec une paille dans l’eau ou sur une bougie…   Jouer aussi à respirer en regardant son ventre gonfler  (éventuellement avec un petit jouet léger sur le ventre, en position allongée). Entrainons nous avec eux, exerçons nous, sentons en les bénéfices. Ensuite dans les moments de fatigue, de tristesse, d’énervement, de peur, nous saurons plus facilement retrouver le chemin de cette respiration qui permet à nos volcans intérieurs de redescendre, de refroidir, de s’apaiser.

Faisons le pour nous, les enfants en bénéficieront ; en effet, sans le savoir,  ils nous imitent  (le cerveau fonctionne ainsi : ce que nous faisons est «contagieux »).
Comme cette petite fille qui dit un jour à sa maman  « maman, tu as l’air énervée,  respire trois fois, cela ira mieux !  D’habitude, c’est la maman qui proposait à son enfant de se calmer en respirant lorsqu’elle sentait une émotion trop forte arriver (la colère et l’énervement le plus souvent). L’enfant ainsi accompagné et  qui avait expérimenté pour elle-même les bienfaits de la respiration, avait su repérer chez sa maman son besoin  et le lui rappeler. Quelle belle leçon !
Alors, sans hésiter, pensons à déguster l’air qui nous entoure et respirons le!




 
Article rédigé par : Monique Busquet
Publié le 28 avril 2017
Mis à jour le 30 avril 2017