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Liberté de mouvement, prise de risques et sécurité en lieu d'accueil

Laisser l’enfant expérimenter, explorer son environnement, tester et éprouver les possibilités de son corps… Ce sont des libertés nécessaires à son développement. Comment les conjuguer avec  son indispensable sécurité ? Comment accompagner sa prise de risques ? La question est un enjeu pour tous les lieux d'accueil. Réponse en images.

Liberté de mouvement, prise de risques et sécurité en lieu d'accueil from Actibloom on Vimeo


Respecter les normes de sécurité mais ne pas aseptiser les espaces
Les textes prévoient des normes à respecter par les EAJE : aménagement des espaces et mobiliers adaptés. L’objectif de ces réglementations contraignantes étant avant d’assurer la sécurité des enfants. Les services de PMI garants de leur respect font même parfois un peu de surenchère.
De leur côté, nombre de professionnels et spécialistes considèrent qu’il vaut mieux adopter « la culture du risque mesuré » que celle du tout sécuritaire. C’était inscrit noir sur blanc dans le rapport Giampino. C’est l’esprit du point 8 de la charte de l’accueil du jeune enfant : « J’ai besoin d’évoluer dans un environnement beau, sain et propice à mon éveil ».

Conclusion : attention à ne pas créer des espaces trop protégés qui aseptisent complétement l’environnement de l’enfant et ne lui permettent pas de découvrir ses propres capacités et d’apprendre à s’adapter à de nouveaux espaces, pas forcément sécurisés.

L'accompagnement des professionnels est essentiel
L’enfant a besoin de liberté pour s’épanouir. Et notamment de liberté dans ses mouvements pour découvrir à son rythme et sa façon son environnement mais aussi son corps et ses capacités. C’est un des fondements de la moricité libre. Néanmoins, tout professionnel responsable doit assurer sa sécurité. Et c’est par son attitude professionnelle, son accompagnement qu’il le fera, en dressant des barrières, en installant des tapis ou en enlevant tout objet ou meuble qui lui semble « hostile ».

Tout est affaire de confiance
Pour Catherine Lefèvre, psychomotricienne, cet accompagnement s’articule autour de 3 axes centrés sur la confiance.
1. La confiance en soi, en ses compétences professionnelles, en sa capacité à réagir.
2. La confiance en ses collègues. C’est savoir que ses collègues ont les mêmes capacités ou des capacités complémentaires qui font que cet enfant peut évoluer à tout moment dans un espace en toute sécurité
3. La confiance dans la capacité de l’enfant. Il est capable d’apprendre, de comprendre, d’appréhender l’espace, de l’expérimenter et de faire en sorte de ne pas se mettre en danger.

Merci à la crèche Fimousses Stéphanoises (réseau Crèche Attitude).

Publié le 12 janvier 2019
Mis à jour le 21 janvier 2019