Création du Collectif anti-PSU : « Nos crèches ne sont pas des dépose-minute !  ».

Des professionnels de la petite enfance, gestionnaires de structures, directeurs d’ EAJE, associations professionnelles viennent de créer un collectif anti-PSU ( Prestation de Service Unique ), ce système mis en place par la Cnaf pour financer les EAJE. En ligne de mire notamment la réforme de 2014 instaurant  un  taux de facturation ( ratio heures de présence et heures facturées) qui plonge les établissements dans des calculs invraisemblables, les oblige à  contrôler les parents ( badgeuses etc.), perturbe leur fonctionnement ( plannings  compliqués),  fragilise  le personnel ( il faut faire tout vite, trop vite …) et met en péril leur équilibre financier. Certains EAJE ont du fermer ! Les autres doivent se résoudre à faire du « sur-booking » ou à réduire leurs amplitudes horaires et jours d’ouverture pour maintenir un équilibre financier trop précaire. Et ne peuvent plus s’adapter aux besoins des familles et tenir compte des spécificités locales. « Nos crèches ne sont pas des dépose-minute » , c’est son  nom, lance une pétition  pour interpeller la CNAF sur tous ces points négatifs et lui demander de revenir au système antérieur à 2014 qui ne prenait en compte que les heures facturées aux parents pour le calcul de la PSU.  
Deux revendications majeures
Après avoir exposé tous les inconvénients liés à la PSU version 2014, tant pour le bon fonctionnement des établissements que pour la qualité de l’accueil proposé aux bébés et à leurs familles, la pétition pose deux revendications à l’égard de la Cnaf à qui elle s’adresse :
«  • La suppression du taux de facturation comme critère de financement des EAJE, la PSU doit s’établir uniquement sur la base des heures facturées.
•  La fin de l’ingérence de la Cnaf dans la contractualisation avec les familles : la contractualisation entre les familles et les établissements s’établit de gré à gré selon le projet de l’établissement, selon les territoires et les besoins locaux de la population. »

Un courrier explicatif
Parallèlement au lancement de cette pétition, le Collectif va envoyer un courrier au Président du conseil d’administration de la Cnaf, Jean-Louis Deroussen et à son Directeur Général , Daniel Lenoir  ainsi qu’à Laurence Rossignol, la Ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des Femmes . Plus détaillé, il rappelle que « cette nouvelle approche consumériste  du mode d’accueil est dénoncée dans le rapport Giampino remis en 2016 à Laurence Rossignol , qui propose de sortir  du financement à l’ heure et de réduire les pourcentages de surbooking instaurés par le décret Morano, pour réduire la pression des taux d’occupation. » .

Signer la pétition
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Article rédigé par : C.L