Cumul emploi-chômage : Laurence Rossignol réitère son soutien aux assistantes maternelles dans une lettre à Muriel Pénicaud

Laurence Rossignol, sénatrice de l’Oise et ex-ministre de la Famille, de l’Enfance et des Droits des femmes, montre une nouvelle fois son appui à la cause des assistantes maternelles et propose une mesure concrète pour le cumul emploi-chômage.

En janvier déjà, après avoir été alertée par de nombreuses professionnelles sur l’hypothèse de la suppression du cumul emploi-chômage, évoquée dans le cadre de la réforme de l’assurance chômage, Laurence Rossignol avait adressé une lettre à la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. Elle lui demandait alors qu’aucune mesure ne vienne fragiliser encore la profession d’assistant maternel qui, comme de nombreux métiers de services à la personne, implique souvent des périodes de chômage partiel - et une baisse conséquente de revenus.

Le 9 avril dernier, la sénatrice s’est emparée une nouvelle fois du sujet dans une seconde lettre adressée à Muriel Pénicaud. Elle y rappelle que le cumul emploi-chômage est une véritable garantie de sécurité pour la profession d’assistante maternelle, « dont les conditions d’exercice sont soumises à une pluralité de contrats et à une instabilité de ceux-ci dans le temps ». Et souligne ainsi l’inquiétude de la profession quant à une éventuelle baisse de l’allocation de retour à l’emploi. « Le maintien du montant du cumul emploi-chômage sécuriserait des professionnel.le.s qui s’adaptent continuellement à la grande flexibilité que demande la garde d’enfant. »

Laurence Rossignol propose ainsi d’intégrer dans le référentiel de l’allocation de retour à l’emploi, la spécificité d’un contrat de travail lié aux parents employeurs et ses conditions de ruptures. Précisant : « Les règles auxquelles sont soumis ces contrats de travail sont dérogatoires au droit commun, ce qui justifierait que celles relatives à l’indemnisation du chômage le soient aussi ».

L’ex-ministre a par ailleurs apporté son soutien au mouvement des Gilets Roses et rencontré Caroline Lame, référente du collectif dans l’Oise.
Article rédigé par : A.B.B.
Publié le 12 avril 2019
Mis à jour le 14 avril 2019