Le métier d’assistante maternelle favorable au bien-être psychologique

La Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) a réalisé une étude sur le lien entre travail et bien-être psychologique. Selon elle, les assistantes maternelles sont relativement épanouies dans leur profession malgré une certaine invisibilité. L’auteur de l’étude Thomas Coutrot s’est appuyé sur l’enquête Conditions de travail – Risques psychosociaux de 2016 (CT-RPS 2016). Après quelques indications sur ce que dit la littérature en termes de travail, bonheur et satisfaction, il développe la contribution du travail au bien-être individuel, puis le bien-être psychologique selon les situations de travail, et enfin les conditions de travail et comportements électoraux. L’étude établit plusieurs typologies pour classer les professions. Voici ce qui se dégage de celle d’assistante maternelle.

Manque de reconnaissance
Au sein de la première typologie, où les métiers sont classés sur une échelle de 1 à 5 allant des « satisfaits » aux « insécurisés », les assistantes maternelles font partie des « invisibles ». On y retrouve notamment les artisans et les enseignants. Représentant 19% des actifs, « ils ont le sentiment d’un travail bien fait et utile, mais manquent de reconnaissance et n’ont que rarement la possibilité de développer leurs compétences » détaille l’étude.

Bien-être au travail
La deuxième typologie définit les métiers sur une échelle de 1 à 9 allant de « confortables » à « accablés ». La famille professionnelle des assistantes maternelles est cette fois celle qui comporte la plus forte proportion de personnes classées dans la première catégorie. Les « confortables » représentent 33% des actifs, dans lesquels on compte aussi des professionnels très qualifiés comme les ingénieurs de l’informatique, des cadres ou les dirigeants d’entreprise.  Pour eux, le travail contribue au bien-être global. Concernant les assistantes maternelles, leur travail est décrit comme peu intense et très autonome, avec un rare sentiment d’insécurité et peu de conflits éthiques, « même si elles manquent beaucoup de soutien social au travail. »
Ainsi la profession d’assistante maternelles ferait partie des 15 métiers les plus favorables au bien-être psychologique.

Source : Ministère du Travail


A lire : Assistante maternelle et fière de l'être ! de Françoise Näser
Article rédigé par : A.B.B.
Publié le 23 mars 2018
Mis à jour le 09 décembre 2019