Santé du jeune enfant : les mesures-phares du plan Priorité Prévention

Le Premier Ministre Edouard Philippe et la Ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn ont présenté aujourd’hui les 25 mesures-phares de leur politique de prévention lors du Comité interministériel pour la Santé. Elles s’inscrivent dans le cadre de la Stratégie nationale de santé 2018-2022 du Gouvernement dont le premier axe est la promotion de la santé et la prévention. Ils estiment que la mortalité évitable est encore trop élevée en France et qu’une meilleure politique de prévention permettrait de préserver environ 100 000 vies par an. Leur plan détaille les mesures permettant d’obtenir un environnement favorable à la santé pour chaque période de vie : la grossesse et les 1000 premiers jours ; la santé des enfants et des jeunes ; la santé des adultes de 25 à 65 ans ; bien vieillir et prévenir la perte d’autonomie. Ce qu’il faut retenir concernant la petite enfance.

Mettre en place un parcours santé des 0-6 ans. La quatrième mesure du plan a pour objectif de « renforcer dès les premières années les actions de prévention des inégalités sociale, en faisant appel à l’ensemble des acteurs des champs sanitaire, éducatif et social, en y associant les parents. » Des actions qui doivent se fonder sur « une analyse fine des besoins de l’enfant, prenant en compte les étapes de son développement physique, psychique et affectif. » L’extension de l’obligation vaccinale s’inscrit déjà dans cette mesure. Il s’agit maintenant d’actualiser et moderniser les outils de suivi avec une nouvelle version du carnet de santé et des certificats de santé de l’enfant - diffusée cette année. Et d’expérimenter sur trois territoires un parcours de coordination renforcée « santé-accueil-éducation » de l’enfant entre 0 et 6 ans, afin notamment d’améliorer le taux de participation à la visite médicale avant six ans.  
Prévenir l’obésité chez les enfants, dont les principaux déterminants sont l’alimentation et l’activité physique. Dans ce cadre, une expérimentation de prévention de l’obésité chez les enfants de 3 à 8 ans vient d’être lancée dans quatre départements (Nord, Pas-de-Calais, Seine-Saint-Denis et la Réunion) permettant au médecin traitant de prescrire, dans le cadre d’un forfait, des consultations diététiques, des bilans d’activités physiques ou des consultations psychologiques, en fonction des besoins et de la situation de l’enfant et sa famille. Il s’agit ensuite de s’appuyer sur cette expérimentation pour y intégrer des séances d’activité physique « pour que la prise en charge multidisciplinaire proposée permette d’agir précocement sur le contrôle du poids et de l’obésité chez l’enfant. » En parallèle, des travaux seront menés pour intégrer la prescription et la dispensation de l’activité physique adaptée dans la rémunération des parcours des patients atteints de maladies chroniques ou ayant des facteurs de risques. Sera également étudiée la possibilité de mettre en place des conférences de financeurs en régions pour aider au déploiement de l’activité physique adaptée.
Promouvoir la santé à l’école. Une « démarche globale et positive » qui vise à renforcer les attitudes favorables à la santé pour tous les élèves et, pour certains, répondre aux problèmes de santé rencontrées ou prévenir des conduites à risque - qui structurent et renforcent les inégalités sociales au cours de l’enfance et de l’adolescence. Parmi les axes d’action : généraliser dans tous les établissements les programmes de développement de la promotion de la santé ; mettre à disposition des familles « la mallette des parents », un ensemble de ressources leur permettant d’assurer à leurs enfants une meilleure prévention en matière de santé.


Pour en savoir plus sur la Stratégie
Article rédigé par : A.B.B.
Publié le 26 mars 2018
Mis à jour le 26 mars 2018