COG : la réaction de la Fédération Française des Entreprises de Crèches

La FFEC (Fédération Française des Entreprises de Crèches) vient de publier sa réaction à la COG 2018 2022, qui vient d’être signée entre la Branche Famille de la Sécurité Sociale et l’État. Le titre de son communiqué « Places en crèche, le compte n’y est pas » donne le ton et l’état d’esprit de la puissante fédération qui regroupe une centaine d’adhérents représentant plus de 1500 établissements.

La FFEC reproche à la Convention d’Objectifs et de Gestion signée le 19 juillet dernier pour les 5 ans à venir son manque d’ambition en termes de création de places (30 000 places par rapport aux besoins des familles, c’est trop peu !) et son faible soutien aux familles.

Pessimisme pour l’avenir : moins de places en crèches et des gestionnaires fragilisés
Ainsi elle explique que « les allocations familiales vont contribuer significativement au remboursement de la dette de l’état au détriment des services aux familles. Notant au passage que la Cnaf a un excédent estimé à 5 milliards d’euros en 2021. »
« (…) Seulement 30 000 nouvelles places de crèches vont être créées en 4 ans, regrette-t-elle, les partenaires de la Cnaf vont être soumis à un strict régime d’économie, et les micro crèches PAJE vont être privées de subventions d’investissements lorsqu’elles ne s’installent pas en zones défavorisées. »
La FFEC rappelle son soutien aux mesures en faveur de la lutte contre la pauvreté, néanmoins elle affirme que le « le bilan de la COG 2018-2022 est écrit : le nombre de places en crèches en France va baisser et les difficultés financières des gestionnaires des EAJE vont s’aggraver quel que soit leur statut juridique (public, privé associatif ou privé marchand). » Et d’expliquer la conjonction de trois facteurs : la destruction de places (environ 5000 par an), la pénurie de personnel et les sommes nécessaires au maintien du fonctionnement des structures ne permettant pas d’en créer de nouvelles. Les gestionnaires (et les familles !) seront perdants sur toute la ligne !

En attente des ordonnances du projet de loi ESSOC
La FFEC a toujours manifesté son soutien l’article 26 bis de la Loi ESSOC (pour un Etat au service d’une société de confiance) que d’autres critiquent. Elle est favorable à la simplification des normes et démarches prévues car cela permettrait de construire des crèches à un coût raisonnable tant l’empilement des normes crée des surcharges financières. Et surtout permettre de maintenir des places qui sont détruites faute de pouvoir être mises aux normes.

Plaidoyer pour les micro-crèches PAJE
La FFEC demande aussi que le gouvernement donne plus de soutien aux micro-crèches, « un mode d’accueil collectif innovant! ». Faute de quoi leur viabilité (sans parler de leur création) serait compromise. Rappelons que sous la précédente COG, les micro-crèches ont largement contribué à des créations de nouvelles places.
Article rédigé par : CL