Le secteur de l’emploi à domicile peu impacté par le second confinement

Le premier confinement avait fortement impacté le secteur de l’emploi à domicile, ce qui n’a pas été le cas lors du second confinement, révèle un sondage Ipsos pour la Fédération des particuliers employeurs de France (FEPEM).

Second confinement : 98% des particuliers employeurs déclarent avoir maintenu l’activité de leur assistant maternel
L’emploi à domicile a connu des moments difficiles lors du premier confinement puisque « 27% seulement des particuliers employeurs avaient maintenu l’activité de leurs salariés pendant cette période ». Et ce sont les assistants de vie surtout qui avaient continué à travailler. Les gardes d’enfant à domicile et les assistants maternels avaient quant eux été fortement impactés. Parmi les particuliers employeurs interrogés, seuls 17 % avaient déclaré avoir conservé leur activité. Le second confinement, marqué par la non-fermeture des écoles, n’a pas eu la même incidence. Les particuliers employeurs ont ainsi poursuivi à 98 % l’activité de leur assistant maternel et à 90 % celle de leur garde d’enfants à domicile, selon un nouveau sondage IPSOS pour le FEPEM* qui fait suite à celui réalisé à la fin du 1er confinement.

Le télétravail sans véritable conséquence sur l’emploi à domicile
73% des particuliers employeurs qui ont travaillé depuis chez eux estiment que le télétravail n’a pas eu d’impact sur le recours à l’emploi à domicile. Certains notent toutefois une diminution du nombre d’heures (12%), des modifications dans les jours (5%) ou heures (6%) de travail et le changement des tâches demandées (5%). « Ces résultats écartent l’hypothèse d’un impact négatif du télétravail sur l’emploi à domicile, et soulignent la solidité des relations entre les particuliers employeurs et leurs salariés », explique la FEPEM dans son communiqué. Dans le même sens, 92 % des particuliers employeurs déclarent que l’emploi à domicile est utile socialement, pensent à 88 % qu’il est indispensable au bon fonctionnement de leur foyer et à 76% qu’il arrive à s’adapter aux imprévus liés à la crise sanitaire. En revanche, ils sont 59% à révéler qu’en cas de difficultés financières, les dépenses liées à l’emploi à domicile pourraient être revues.

Un secteur qui sait s’adapter
A l’issue du second confinement, 94% des particuliers employeurs affirmaient avoir pour projet de poursuivre l’activité de leurs salariés en janvier 2021 (contre 79% à la sortie du premier confinement pour la rentrée de septembre 2020). "Des résultats qui tendent à montrer que, passée la période de turbulence générée par le premier confinement, le secteur de l’emploi à domicile s’est adapté aux nouvelles contraintes et demeure un point d’ancrage essentiel dans la vie des particuliers employeurs", estime la FEPEM.

*Sondage réalisé en ligne auprès de 2 081 particuliers employeurs et 1 690 salariés de l’emploi à domicile entre le 30 novembre et le 7 décembre 2020 portant sur la période de la rentrée (septembre-octobre) et sur celle du deuxième confinement (novembre-décembre).

Voir ci-dessous la synthèse des résultats
Article rédigé par : C.F.
Publié le 16 février 2021
Mis à jour le 16 février 2021