Pas de bébés à la consigne appelle à la grève le 6 octobre

Le Collectif Pas de bébés à la consigne invite les professionnels de la petite enfance avec les parents à débrayer le jeudi 6 octobre prochain. Ses principales revendications : le retrait de « l’arrêté autorisant à travailler en crèche sans diplôme ni expérience », l’ouverture de places supplémentaires dans les centres de formation, la revalorisation des salaires et l’amélioration des conditions de travail.

Le Collectif avait prévenu avant les vacances, dans son tract de l’été, qu’il n’hésiterait pas à faire grève à la rentrée : « Pas de bébés à la consigne reste mobilisé aux côtés des professionnel.les des modes d'accueil et se tient prêt à les appeler à redescendre dans la rue dès les premiers temps de la rentrée pour faire entendre la voix de la petite enfance si les élus ne redressent pas la barre ! ». Il a tenu parole. Dans un communiqué publié hier, intitulé « Aujourd’hui, pénurie de professionnel.les qualifié.es en crèche ; Demain, pénurie de bébés épanouis et réjouis ! », il appelle en effet les pros avec les parents à débrayer le jeudi 6 octobre.
 
L’arrêté du 29 juillet pointé du doigt
Dans sa déclaration, le Collectif exprime de nouveau son désaccord avec la réforme des services aux familles, considérant qu’elle ne va pas dans le sens de la qualité d’accueil et s’insurge tout particulièrement contre la possibilité de recruter des personnes non diplômées pour travailler en EAJE (arrêté du 29 juillet 2022) : « (…) le gouvernement a au contraire décidé, au prétexte de la pénurie de professionnel.les qui s’aggrave que des personnes sans aucun diplôme ni expérience auprès de jeunes enfants, au terme d’un simple parcours d’intégration d’un mois, puissent être recrutées en crèche pour une proportion de 15% de l’effectif auprès des enfants ». Il demande donc le retrait dudit arrêté.

Places de formation, salaire, conditions de travail : les revendications de Pas de bébés à la consigne
Le Collectif réclame « des mesures immédiates » pour pallier la pénurie de professionnels de la petite enfance, à savoir : la revalorisation des rémunérations, l’ouverture de nouvelles places dans les écoles de formation aux métiers de la petite enfance, l’amélioration des conditions de travail. Mesures qui selon lui ne braderont pas la qualité de l’accueil bien au contraire et qui permettront de rendre attractif le secteur. 

Télécharger ci-dessous le communiqué de Pas de bébés à la consigne
Article rédigé par : CF
Publié le 06 septembre 2022
Mis à jour le 06 septembre 2022