Justine et Thomas Lopez, la micro-crèche comme projet de couple

L’Arbre à coccinelles est une micro-crèche résolument engagée pour l’écologie et le bien-être des tout-petits. Si Justine, éducatrice de jeunes enfants, a conçu le projet pédagogique, son mari Thomas a donné vie à ses idées, petit à petit conquis par l’univers de la petite-enfance... 
Justine Lopez est une éducatrice de jeunes enfants passionnée. Après avoir fait ses armes dans de grosses structures multi-accueil, elle aspire à plus de proximité avec les enfants et leurs familles. Séduite par les petits effectifs, elle rejoint une micro-crèche, avant de laisser émerger son propre projet : à tout juste trente ans, elle est aujourd’hui directrice de l’Arbre à coccinelles, une jolie micro-crèche ouverte il y a tout juste un an, à Ars-sur-Moselle près de Metz. Un lieu qu’elle a imaginé comme un cocon de douceur, pour laisser s’épanouir les enfants accueillis, dans les meilleures conditions. 

Un engagement « slow life » et écologie 
A son image, Justine a voulu un projet pédagogique engagé pour la nature et l’écologie, par le choix des matériaux et des produits naturels utilisés au quotidien, des couches et de l’alimentation bio fournie en bocaux de verre par la Potion des lutins, un traiteur local spécialisé. Un projet qui défend également une approche pédagogique « slow life », une dynamique douce par laquelle les professionnels s’efforcent de prendre le temps avec les enfants, de « guider leur attention sur les petites choses du quotidien, de répondre aux questions des plus grands. Le but n’est pas de produire mais de découvrir et surtout d’explorer le monde », explique-t-elle. 

A chacun ses compétences 
Mais Justine ne s’est pas lancée seule dans cette aventure. Elle forme un véritable binôme à la maison comme à la crèche avec son époux Thomas, qu’elle a entrainé dans cette aventure.  « Mon mari est ingénieur travaux et il travaille à temps plein, mais il m’a aidée sur toute la mise en place de mon projet et les travaux de la micro-crèche » explique Justine. En découvrant l’univers de la petite enfance, Thomas y prend goût au point de s’investir plus largement dans le projet de l’Arbre à coccinelles et de faire désormais partie de l’organigramme de la petite structure. « Maintenant que la crèche est ouverte, il m’aide au quotidien pour toutes les questions de logistique, d’aménagement, d’entretien du matériel. J’ai la pédagogie et les idées en tête, lui m’aide à les mettre en place ! » Ainsi, à ses heures perdues, Thomas a créé une salle de motricité et une salle d’éveil sensoriel. « C’est lui qui fait les plans, choisit les matériaux les plus sains. Dans la salle de vie toute en longueur, on a aménagé plusieurs espaces. L’un pour crapahuter avec des cabanes dans lesquelles se cacher ; les enfants peuvent aussi grimper dessus à l’aide d’une échelle et descendre par un toboggan. Un autre espace est dédié aux jeux d’imitation avec une cuisine, une clinique vétérinaire etc. Un autre, plus douillet, pour se reposer et rêver avec des tapis, des coussins et des livres. (…) Dès qu’on aménage un nouvel espace, précise Justine, on demande l’avis de la PMI en leur soumettant les plans en aval. » 

Rester ancrée dans le quotidien 
Thomas vient également en appui pour la facturation et la gestion de l’équipe, afin que Justine puisse s’investir au maximum auprès des enfants et des familles. « Le fait que mon mari puisse m’aider sur toute la partie administrative, faire le choix de prendre un comptable même si c’est coûteux, me permet de m’investir au maximum auprès de l’équipe et des enfants, souligne-t-elle. Sinon, je trouve que l’on s’éloigne vraiment trop rapidement de la réalité du quotidien et la qualité de l’accueil se dégrade forcément. (…) Je suis garante de la pédagogie et lui de l’administratif ! » explique-t-elle, avouant consacrer une bonne partie de leurs soirées et weekends à leurs projets petite-enfance. Une seconde micro-crèche ouvrira ses portes au mois d’avril à Saint-Dizier, sur le même projet pédagogique. Là Justine a recruté une directrice, éducatrice de jeunes enfants, pour gérer cette nouvelle structure. Elle imagine déjà pouvoir proposer des échanges de jeux, des formations communes et des activités de cohésion entre les équipes des deux micro-crèches. Quant à Thomas, il aimerait pouvoir un jour prendre le temps de se former en petite-enfance pour mieux connaitre ces métiers, et pourquoi pas un jour sauter le pas… Ne manque-t-on pas d’hommes en petite enfance ?
Article rédigé par : Laurence Yème
Publié le 19 janvier 2023
Mis à jour le 19 janvier 2023